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Chaîne de solidarité et Développement

Grâce à une collecte, l’association "Elevage sans frontières" a permis à 120 mères burkinabé de recevoir un élevage de 10 poules et 1 coq, ainsi que les formations et l’appui nécessaire pour devenir autonomes dans leur activité d’élevage et de commerce local.

Les familles ont recu une première formation en aviculture et une aide pour construire leur poulailler en matériaux locaux. Un partenaire burkinabé de l’association dénommé ASUDEC a organisé la distribution de poules issues d’autres projets de la région.

Les familles ont été ensuite suivies pour assurer la pérennité de leur élevage. le but de la démarche est que ces familles remboursent leur microcrédit en transmettant autant de poules qu’elles en ont reçues à une autre famille.

La famille africaine qui reçoit un poulailler, une formation et une assistance pour développer son activité reçoit une chance concrète d’avoir une vie meilleure !

En effet, une poule peut pondre jusqu’à 200 œufs par an. Ces œufs assurent un apport essentiel en protéines dans l’alimentation des familles. De plus, les revenus de la vente éventuelle des œufs permettent de financer les frais de scolarisation, d’acheter vêtements et médicaments.

Enfin, les poules contribuent aussi au nettoyage et à la fertilisation du sol et favorisent ainsi les récoltes. Adapté aux familles qui disposent de petites surfaces, l’élevage de poules constitue une activité peu accaparante en complément du travail des champs.

Elevage sans frontières propose une chaîne de solidarité qui doit profiter à tous. Sur 6170 familles aidées depuis 2001, 2760 ont bénéficié du principe "Qui recoit ... donne" en recevant des animaux de familles déjà aidées.

Témoignage "Je m’appelle Abem Sakinatou. Mon mari, mes 4 enfants et moi-même vivons à Songo (Burkina). Ici, tout le monde craint de ne pas produire assez pour subvenir aux besoins des siens. Comme la viande est rare, les enfants souffrent de carences ou de maladies que nous ne pouvons soigner.

Depuis que nous élevons des poules, les problèmes de malnutrition se sont améliorés et mes enfants sont tous scolarisés !

Nous possédons aujourd’hui 40 poules et nous avons fini de rembourser notre crédit. La vente des poulets et des œufs nous rapportent près de 270 000 Fcfa par an.

Les enfants adorent la volaille alors pour les encourager à étudier, je leur promets du poulet ! Nous avons aussi pu construire une maison plus sécurisante et acheter une charrue et un âne pour faciliter le labour. Notre fumier, qui fertilise les sols, augmente vraiment nos récoltes."

A rapprocher du travail fait par les CEMEA de nombreux pays d’Afrique occidentale avec les femmes dans le cadre des clos d’enfants ou au Sénégal avec le projet des femmes plongeuses




Maj :18/01/2013
Auteur : ficemea

Auteur : marc geneve