Agora : Une journée publique à Bruxelles


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Thème de l’atelier animé par la Compagnie Maritime

« Consultation Populaire »

La fiction se situe dans une réunion de quartier concernant l’accueil de migrants.  Deux personnages, Robert et Annette, sont les initiateurs d’une réunion. Le dispositif théâtral confie aux « spectateurs actifs «  les phrases situées dans les encadrés et les comédiens-animateurs, dans leur jeu,  interrogent les spectateurs qui lisent leur phrase au moment proposé par les comédiens-animateurs. S’ensuit une discussion sur le positions (jugées confortables ou inconfortables) que le spectateurs ont dû tenir, sur les positionnement induits par les des différents rôles.

Discours  d’introduction d’Yvette Lecomte au Comité Économique et Social

Monsieur l’Ambassadeur Stéphane Lopez

Monsieur le Délégué du Comité Economique et Social, Cristian Pirvulescu

Mesdames, Messieurs,

Cher.e.s ami.e.s,

Nous sommes très heureux de l’accueil que nous réserve aujourd’hui le Comité Économique et Social Européen, organe composé de membres de la société civile et qui s’est donné pour vocation de suivre les travaux et orientations de l’Union Européenne et de ses instances et de rendre son avis à ce sujet.

Nous sommes aussi heureux d’accueillir d’autres membres de la société civile et de plusieurs administrations publiques qui suivent l’action de notre organisation. Vous avez répondu à notre invitation. Sachez que votre présence nous honore.

Au nom de la Fédération Internationale des Centres d’Entraînement aux méthodes d’Education Active, je vous en remercie vivement.

En étant présents à l’occasion de cette séance publique, vous pouvez rencontrer un grand nombre de nos membres, mieux nous connaître et mieux appréhender les actions menées dans de nombreuses régions du monde par les associations qui constituent la FICEMEA.

Je voudrais également vous dire que nous sommes très heureux de compter sur le soutien moral et financier qui nous a encore été accordé pour cette rencontre par ces organismes importants que sont l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’UNESCO et Wallonie‑Bruxelles International.

Nos remerciements sincères s’adressent tant aux institutions qu’aux personnes qui suivent notre action, ses résultats et qui les soutiennent.

A ceux-ci je voudrais associer des équipes comme celle du Bureau International Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui nous conseille et nous soutient à chaque fois que cela est possible.

Enfin, puisque nous sommes dans un organisme « associé » à la Commission Européenne, je veux dire que le séminaire que nous organisons durant toute cette semaine reçoit aussi le soutien de la Commission via le projet ERASMUS+. Une fois franchies les barrières administratives, ce financement va nous permettre de mener des projets complémentaires durant trois années. Nous l’en remercions également.

Une semaine de travail disais-je…   Qu’y faites-vous ? me direz-vous.

La FICEMEA est une organisation historique de l’éducation populaire ou permanente, du développement et de la pratique de la démocratie culturelle terme dont les belges de la Communauté française sont fiers d’être en quelque sorte les héritiers directs. La FICEMEA et les associations qu’elle regroupe trouvent leurs sources dans le courant de l’éducation nouvelle. Sans doute ne rappelle-t-on pas assez souvent qu’il connut un développement important dans le courant pacifiste du début du XXème siècle, amplifié au sortir de la boucherie de 1914/1918 qu’on évoque sinon qu’on célèbre patriotiquement en ces années centenaires de l’évènement. Ces sources pédagogiques de notre mouvement ont aussi jailli en même temps que la création de politiques culturelles à destination des classes sociales qui en étaient exclues, celles que l’on appelait les classes laborieuses.

Ce mouvement pédagogique international se nourrit également des apports nombreux des révolutions sud-américaines et des pédagogies de l’opprimé telle que prônées par Paolo Freire. Et il se nourrit aussi des courants historiques émancipateurs que l’on a connus dans la seconde partie du XXème siècle avec la décolonisation en Afrique mais aussi en Inde avec le mouvement initié par le Mahatma Gandhi.

L’action de nos associations rassemble donc de solides traces des pédagogies liées à l’action libératrice de l’éducation formelle et non formelle, conçue comme un moyen individuel et collectif de s’élever au-dessus de soi-même, comme un réel processus émancipateur individuel et collectif, comme une activité qui forme des citoyens intéressés au développement de leur communauté restreinte ou large.

Et ces pédagogies contiennent des éléments différents en ce qu’ils sont propres à des cultures et je dirais même à des civilisations très différentes.

La comparaison, la mise en commun d’approches axiologiques, de méthodes, de pratiques dument expérimentées constituent notre travail régulier de fédération.

Je peux vous assurer de l’importance de la richesse de ces mises en commun, de ces échanges, des discussions que nous avons. Et je suis certaine de ne pas être démentie par les membres de la FICEMEA si je dis que l’Agora à laquelle nous participons depuis le 10 décembre dernier et jusqu’au 17 décembre prochain témoigne de l’intérêt, de l’écoute, des apprentissages que chacun réalise, des étonnements et même de la chaleur humaine de ces moments partagés.

Durant les trois dernières années, la FICEMEA a porté une action importante contre la marchandisation de l’education, un phénomène qui se développe dangereusement dans le monde entier. Il a pour conséquence une dépréciation de l’indispensable éducation notamment parce que celle-ci est soumise à la logique du seul profit économique. Ce phénomène se développe aussi et concomitamment par l’abandon du rôle fondamental des états dans leur mission : permettre aux êtres humains de développer leurs capacités, toutes leurs capacités à leur profit et à celui de la société toute entière. Nous avons dénoncé cette situation et sommes attelés à rassembler les forces nécessaires pour un changement.

Mesdames, Messieurs, les Etats ne voient-ils pas qu’ils ne devraient jamais ni prendre le risque ni permettre « d’élever des Untermenschen », des sous- hommes ?

Ce travail de plaidoyer de la FICEMEA mené en synergie avec un consortium d’associations francophones a permis entre autres que les 57 états rassemblés au Sommet Mondial de la Francophonie à Madagascar, en novembre 2016 à Antananarivo – Madagascar, adoptent la motion suivante :

Constatant le développement des établissements scolaires et éducatifs à but commercial, et attachés à une éducation publique, gratuite et de qualité pour tous et toutes, nous demandons à l’OIF et à la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (Confémen), en collaboration avec la société civile, de poursuivre la réflexion abordée lors du Sommet de Kinshasa (2012) et de prendre des mesures pour promouvoir des dispositifs institutionnels efficaces de régulation des acteurs privés de l’éducation, afin de garantir la qualité et l’équité des services éducatifs;

Cette mission régalienne d’éducation, qu’avec insistance, nous demandons aux Etats de reprendre, nous l’interrogeons non pas dans la seule perspective d’un financement public mais aussi dans la perspective de la définition et de la poursuite de politiques d’éducation formelle, de politique de jeunesse et de politiques culturelles. Nous constatons que dans la plupart des pays où nos associations agissent, elles sont trop souvent rendues à être des clientes de subventions, des sous-traitantes d’actions particulières conçues et menées à court terme. Or ces associations constituent une force de propositions et de construction sociale. Elles l’ont montré historiquement, elles en démontrent encore leur capacité à l’heure actuelle.

Notre séminaire international en cours montre ces capacités importantes. Il montre aussi l’intérêt et l’avidité de citoyens à se construire ensemble, à se représenter comme réels acteurs impliqués dans la vie sociale au sens large, dans la vie politique. Ils veulent être reconnus pour cela, ils peuvent être reconnus. Ils doivent être reconnus dans cette mission éminemment citoyenne de la constitution d’un corps social démocratique.

Pour expliciter la démarche actuelle mise en œuvre dans notre travail fédératif et particulièrement durant cette semaine intense, j’indiquerais singulièrement :

  • la volonté de soutenir et d’organiser les échanges et les rencontres de jeunes pour leur formation et leur apprentissage,
  • la poursuite de notre action pour parer aux vicissitudes oppressantes des grands groupes économiques de l’information que sont les GAFA ;
  • la poursuite de nos réflexions sur la place des langues maternelles dans les apprentissages premiers et dans les systèmes éducatifs, sociaux et politiques ;
  • la démonstration de l’intérêt et du plaisir dans la militance collective qui vise une développement collectif et sociétal.
  • Et je terminerai cette énumération bien incomplète par un objectif fondamental et indispensable dans nos sociétés, mener une action permanente pour assurer l’égalité entre les femmes et les hommes dans les représentations sociales, dans les institutions, dans l’exercice de tous les droits humains tels que les a établis la Déclaration Universelle de 1948.

Les réflexions que nous menons au sein de la FICEMEA, se basent sur des partages d’expériences, des projets de construction commune d’action, de pédagogies. Elles nous permettent de ne pas remettre notre montre à l’heure de céder à la critique que l’on nous impose mais plutôt de régler notre montre à l’heure de l’opposition à la critique qui voudrait nous faire céder

Notre seule force, ce n’est que nous-mêmes en tant qu’êtres humains conscients.

Et cette force est grande.

Yvette Lecomte, Présidente de la Ficeméa

le 15 décembre 2017

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Publié dans Actualité, Evénements, FICEMEA

L’ Agora internationale…un mois plus tard…

Un mois nous sépare déjà de ce rassemblement de près de 80 membres que fut l’Agora internationale de la Ficeméa organisée à la Marlagne (Namur). L’émotion et la motivation à poursuivre les travaux restent toutefois bien palpables ! Un des effets de l’Agora a d’évidence été le renforcement des relations intercontinentales, internationales, nationales et, par là même, de l’identité de la Ficeméa.

Du 10 au 17 décembre 2017, les participant-e-s se sont réparti-e-s en 4 sous-groupes de travail dont les axes de réflexion respectifs ont été :

* Les parcours de mobilités internationales pour les jeunes et les travailleur-euse-s de jeunesse.

* Une recherche action à propos de nos pratiques d’éducation nouvelle.

* La communication égalitaire.

* Les enjeux du numérique dans les pratiques pédagogiques.

Des matinées en sous-groupes de travail, des après-midi et soirées pour vivre une activité, découvrir un projet d’une association, partager une expérience ; créer et découvrir des ressources sous diverses formes autour de l’éducation nouvelle ; participer à des pratiques, débattre autour d’un film, d’un jeu de société, d’un verre… C’est avec un engouement non dissimulé que les personnes se sont rencontrées à ces multiples occasions. Une web-radio a même émis de par le monde et a révélé des vocations. Des talents se sont aussi dévoilés au détour de spectacles d’ombres… mais à la lumière des projecteurs !

D’autres temps forts ont ponctués le séminaire, à commencer par l’atterrissage d’un certain nombre de participant-e-s le dimanche, à la Marlagne, sous un manteau neigeux ! La météo belge avait semble-t-il décidé de nous mettre des flocons dans les roues au mauvais moment… Une participante dira ne jamais avoir vu, touché la neige…

Un autre temps de rencontre avec des intervenant-e-s d’associations, agissant notamment à Namur, a alimenté les axes de travail. Un véritable enrichissement mutuel aux dires des personnes !

Un temps d’exception aussi le vendredi 15/12 à Bruxelles au Comité économique et social européen… un jour de sommet européen ! La matinée a été consacrée à “interroger la place de l’animation culturelle, de la créativité et de la création artistique dans nos pratiques pédagogiques et dans les politiques culturelles publiques”, ce notamment par le biais du théâtre-action. L’après-midi, des visites thématiques de Bruxelles où la convivialité a été au rendez-vous : la Grand Place s’est illuminée et le chocolat ou vin chaud a coulé ! En soirée, nous avons participé à la 2e édition du Festival du Film d’Éducation décentralisé par les Ceméa belges.

 

 

 

 

 

Enfin, au-delà de la clôture du séminaire au travers de la présentation des différents travaux et d’un temps d’évaluation au sein de chaque sous-groupe, de la tenue des Commissions régionales, dont la Commission Europe, ainsi que de l’Assemblée Générale de la FICEMEA, un buffet spécial suivi d’un bal folk en a ravi plus d’un-e tout en renforçant la dynamique collective positive présente tout au long de cette Agora 2017 !

 

Les Ceméa de Belgique

 

Présentation des pratiques

(cliquez sur l’image)

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Face à la marchandisation de l’éducation…

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Publié dans Sénégal

Le MEDEF attaque…

Le manifeste du MEDEF (mouvement des entreprises de France) sorti sous le titre provocateur :

«  Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail !  »

Plus d’information :
Vous pouvez également lire l’article de médiapart :
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Publié dans Marchandisation de l'éducation, Ressources sur la marchandisation

Projet « 1000 enfants en patro »

La plupart des enfants, des quartiers urbain au Sénégal, n’ont pas accès aux collectivités éducatives telles que les colonies de vacances, centres aérés, colonies itinérantes ou patronages.

Et pourtant tous les enfants, filles et garçons ont besoin de loisirs éducatifs pour développer leurs potentialités afin de devenir des acteurs.trices au service de leur propre développement et de celui de leurs communautés.

Ce besoin réel se fait sentir avec plus d’acuité pendant les vacances scolaires, période pendant laquelle, les enfants sont souvent laissées à eux-mêmes et restent exposés aux influences néfastes du milieu.

C’est pourquoi, les Ceméa Sénégal, conscients des effets nuisibles de la situation, décrite ci-dessus, sur l’éducation des enfants, s’engage à mettre en œuvre le projet « 1000 enfants en patro » pour inverser la tendance et redresser l’équité en faveur des enfants les plus vulnérables dans ce domaine.

Ce projet consiste à mettre en place des patronages communautaires avec l’appui des partenaires dans différentes localités comme Yoff, SICAP Liberté, Pikine, Diamagueune, Keur Ndiaye LÔ etc, à raison de 150 enfants en moyenne par site d’implantation.

Ces patronages ont pour but d’offrir aux participant.e.s des loisirs éducatifs et gratuits. En ce qui concerne Yoff, ils seront implantés au niveau de trois sites : Ecole Diamalaye 2, Ecole Abdou SECK, ex Yoff 4 et Ecole japonaise de Nord Foire

Ils se sont déroulés du 04 au 24 Septembre 2017 pendant 21 jours de 15 h à 18 h 30 et ont permis de :

  • Développer la socialisation des enfants;
  • Promouvoir la culture de la tolérance, de la paix et du développement ;
  • Renforcer les relations entre participant.e.s par le sens du partage, de la tolérance et de la solidarité ;
  • Développer toute activité susceptible de favoriser le plein épanouissement des enfants.
  • Action de prévention ;
  • Sensibiliser les populations sur des problèmes de développement de la localité ;
  • Promouvoir l’utilisation responsable des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation.
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Publié dans Sénégal

Nouvelles du CLUBE

Le CLUBE en Suède

Des membres du Bureau du CLUBE ont participé à une action de formation entre le 8 et le 15 octobre 2017 à Göteborg (Suède) avec pour thématique : le Futur de la Démocratie.

L’Union européenne passe par des changements : une refonte des États membres est en cours et les valeurs politiques sont remises en cause. Dans ce contexte, il est très important de nourrir la démocratie et de débattre de l’importance du travail et de l’attitude démocratique. Nous voulons créer une société pour tous et toutes où chaque voix a une valeur et devrait être écoutée – mais comment pouvons-nous le faire et faisons-nous ce que nous pensons devoir faire ?

Pays des 24 participant.e.s : Suède, Espagne, Géorgie, Italie, Islande et Portugal.
Objectifs de l’action de formation :

  • Partager et expérimenter des outils / méthodes pour promouvoir la démocratie dans le travail de jeunesse;
  • Trouver de nouveaux outils et améliorer la démocratie dans le travail de jeunesse au niveau local;
  • Prendre conscience des défis et des opportunités de la démocratie en travaillant dans un monde qui change rapidement;
  • Favoriser le sens de la démocratie parmi les travailleurs.ses de jeunesse européen;
  • Promouvoir le programme Erasmus+ comme outil de travail transnational pour la jeunesse;

Le CLUBE et l’employabilité

Depuis 2015, le CLUBE s’engage de plus en plus dans les projets promouvant la création d’emplois et la formation pour trouver du travail. Ces projets sont dans les quartiers où le CLUBE travaille c’est-à-dire dans le centre et la partie orientale de Lisbonne (mairies d’arrondissement de Beato, Areeiro et Penha de França).

En 2014, en pleine crise financière, le CLUBE avait déjà donné l’exemple en passant d’une base militante à l’embauche de personnes salariées. Petit à petit, le Clube a grandi et emploie actuellement 16 personnes avec une perspective de développement à 20 personnes d’ici la fin de l’année 2017.

Par ailleurs, nous avons aussi aidé quelques dizaines de personnes à trouver du travail, des stages ou des formations.

Parmi les innovations de notre travail figure en 2015 la création du Réseau EFE. C’est un des 7 réseaux au niveau de l’emploi existants dans la ville de Lisbonne et qui se sont regroupés dans la REDE EMPREGA (Réseau Emploi) qui, le 17 octobre, a reçu le Prix Européen de l’Entreprenariat Social. Le CLUBE  est très actif dans ce réseau.

Le CLUBE et la construction du Centre Communautaire de Curraleira (C3)

En 2016 le CLUBE a conduit, en tant que coordonnateur, un des 36 projets gagnants dans une compétition ayant réuni plus de 200 projets. Le but du projet C3 est de créer des conditions pour que l’espace (320 m2) soit un lieu de sociabilité, d’animation, de formation, de participation, d’organisation collective et de dynamiques communautaires. Dans tous les processus, y compris décisionnels, les habitant.e.s sont au centre de la démarche.
Les Ceméa Nord-Pas-de-Calais et Ceméa Rhône-Alpes sont des partenaires et le CLUBE espère que les dizaines de stagiaires français.e.s et les formateurs.trices qui les accompagnent sauront contribuer à la mise en place des activités. Actuellement, des travaux  d’envergure sont en cours de réalisation : canalisations, électricité, maçonnerie, etc.

Le projet C3 aura 5 parties

  • Un espace de co-working (où 24 personnes travailleront, payées par diverses institutions et entreprises). En plus, des dynamiques liées aux différentes entités, cette partie du projet assurera le financement de l’ensemble dans la phase de développement durable.
  • Studio multimédia qui servira pour l’édition audio et image : pour les habitant.e.s du quartier mais aussi pour les stagiaires et autres …
  • Siège de 2 radios en ligne du Clube : pour les habitant.e.s du quartier …
  • Salles de formation : pour les habitant.e.s du quartier …
  • Un espace jeunes – cet espace d’environ 50 m2 sera cogéré avec les jeunes du quartier

Pendant le mois de juin/juillet, le CLUBE a mené à bien une campagne de crowdfunding (financement collectif) pour l’achat d’équipement pour le studio multimédia. But : 5.000€ et le CLUBE a déjà réussi a lever 6.300€ ! Les Ceméa Nord-Pas-de-Calais et les Ceméa Rhône-Alpes y ont d’ailleurs participé !

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Publié dans Clube Intercultural Europeu, Portugal

Rapport sur la Sortie de Découverte Scientifique à COLLO

Éditorial

Une sortie de découverte scientifique a eu lieu du 27 juin au 1er juillet 2017 à Collo, Wilaya de SKIKDA au profit de dix enfants âgés entre 10 ans et 14 ans encadrés par Monsieur BOUZENNOUN et Monsieur TALEB, respectivement, Président et trésorier de l’ANSJDN.

Le 26 juin 2017 à 21h30 départ d’Alger ver Collo wilaya de Skikda arrivée 27 juin à 03h30 à Collo au camp de jeunes de Taleza puis descente à la plage de taleza pour faire une baignade et découvrir l’écosystème de la région puis à 17h00 sortie a la plage taleza pour une prise de connaissance de l’écosystème marin.

Le 28 juin 2017

Après le petit déjeuner, ballade à la plage de taleza pour appréhender les espèces marines et terrestres, une activité de sensibilisation sur la dégradation de la biodiversité avec un jeu de questions et réponses sur les problèmes environnementaux présents dans la région de Collo. L’après-midi à 17h00 sortie de découverte de la ville et de la plage de Collo. Un temps est consacré à la préparation de la sortie vers les sites naturelles lors de la journée du 30 juin 2017.

Le soir, les participant.e.s se réunissent pour une observation astronomique et des échanges sur l’univers.

Le 29 juin 2017

Après une baignade de loisirs à la plage Taleza nous organisons un concours de natation : crawl, saut, apnée, vitesse puis découvrons l’environnement en ramassant des coquillages. L’après-midi nous organisons une randonnée le long de la plage de 4 kilomètres afin d’observer les espèces animales et végétales, puis nous découvrons les différents villages sur la route du retour.

Le 30 juin 2017

Cette journée est consacrée à un échange sur la place des citoyen.ne.s dans la préservation de l’environnement. Nous échangeons autour du biotope, de la faune et la flore et de l’impact de la pollution sur l’environnement. Une réflexion s’engage sur la non participation des citoyen.ne.s pour la protection de notre nature. L’après-midi nous nous dirigeons vers le site de Tamanart à 11 kilomètre de Collo pour une visite de la forêt, des plages, des oueds et des montagnes. En fin de journée nous visitons la ville de Collo, sa plage et son port de pêche, En soirée nous organisons un concours de langue française pour les participants.

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Publié dans Afrique, Algérie, ASJDN

Jeunes Citoyen.ne.s Méditerranéen.e.s face aux Changements Climatiques

Ce projet soutenu par la Fondation Anna Lindh vise à soutenir l’engagement des jeunes méditerranéens en faveur de la lutte contre les changements climatiques. Il se fonde sur 3 ateliers participatifs de sensibilisation en France, en Tunisie et au Maroc, portés par des jeunes et sur une large diffusion des résultats de ces ateliers à l’échelle des 3 pays partenaires, et plus largement à l’échelle du bassin méditerranéen.

LES OBJECTIFS

  • Sensibiliser les jeunes méditerranéens aux origines et aux conséquences des changements climatiques sur leurs territoires;
  • Développer l’initiative citoyenne des jeunes de Tunis, Tétouan et du Vaucluse ainsi que des jeunes méditerranéen.e.s : le thème des changements climatiques est un support pour l’initiative citoyenne des jeunes;
  • Faire reconnaître le rôle mobilisateur des jeunes pour agir face aux changements climatiques et les faire participer davantage aux processus de décision et d’action locale dans le domaine de l’environnement;

LES PUBLICS CIBLES

  • Des jeunes « Leader » pour entraîner la dynamique et initier les projets (sous la conduite d’un encadrant/animateur de chaque organisation partenaire);
  • Des jeunes « locaux » à Tunis, Tétouan et dans le Vaucluse pour engager, sous la conduite des jeunes « Leader », 3 initiatives locales sur le thème des changements climatiques;
  • Les jeunes méditerranéen.e.s : cibles d’une campagne de sensibilisation fondée sur la valorisation du travail des 3 équipes de jeunes locaux (à partir d’un témoignage vidéo);

LES ACTIVITÉS

  1. Mobilisation de 2 jeunes « leaders » par partenaire sur qui reposera la mise en place des actions locales : il s’agit de jeunes issus de Tétouan, Tunis et Avignon (ou une autre ville du Vaucluse). Ils seront chargés de la mise en œuvre du projet sur les territoires;
  2. Ateliers de formation en Provence (Vaucluse ou Marseille) : 19 au 22 décembre 2016 auxquels participent les représentants des 3 organisations partenaires & les 6 jeunes leaders. Les ateliers ont permis de :
    – Mieux comprendre les objectifs et le déroulement du projet;
    – Définir précisément les 3 ateliers participatifs à mettre en œuvre : contenu, déroulement, calendrier, résultats attendus;
    – Former les jeunes leaders à la conduite d’actions de sensibilisation dans le domaine des changements climatiques en Méditerranée;
  1. Mise en œuvre et conduite des 3 ateliers participatifs locaux – mars à juin 2017. Portés par les 6 jeunes leaders désignés et accompagnés par les responsables des organisations partenaires, ces ateliers participatifs mobilisent chacun un groupe d’une vingtaine de jeunes par territoire.
    En France : mobilisation d’un groupe de jeune en insertion économique et sociale à l’Isle sur la Sorgue dans la réalisation d’une exposition photo et d’une campagne d’information des habitant.e.s sur les conséquences des changements climatiques;
    Au Maroc : mobilisation d’une vingtaine de jeunes, membres du CMED et étudiants à la Faculté des Sciences de Tétouan, dans une campagne de sensibilisation des plus jeunes (élèves des écoles et collèges de Tétouan) – Réalisation d’un jeu de plateau pour appuyer ces actions de sensibilisation dans les écoles;
    En Tunisie : mobilisation d’une vingtaine de jeunes de l’AAB et de l’Université de Tunis dans des actions d’information du grand public, des jeunes et des décideurs sur les impacts des changements climatiques et l’enjeu de préservation d’un Parc urbain dans ce contexte. Conception d’outils de sensibilisation (application multimédia, posters…)
  1. Campagne « Jeunes Citoyens Méditerranéens Face aux Changements Climatiques » – à partir d’août 2017. Cette campagne se déroule dans l’ensemble du bassin méditerranéen avec une priorité sur les 3 pays partenaires. Elle vise à intéresser et mobiliser les jeunes aux enjeux du changement climatique et à la nécessité de s’engager, notamment au travers des associations de protection de l’environnement.
    Elle s’appuie sur la valorisation des 3 ateliers participatifs locaux : de leur déroulement et de leurs résultats.

3 outils supports de cette campagne

  • Une vidéo élaborée à partir d’images et de témoignages des 3 ateliers participatifs locaux;
  • Une page web permettant de valoriser les 3 ateliers participatifs et recueillir des témoignages de jeunes de toute la Méditerranée sur le thème « Jeune Citoyen Méditerranéen Face aux Changements Climatiques »;
  • Une page Facebook qui complète la page web dans ce recueil de témoignages;
  1. Rencontre finale le 1er août 2017 : séminaire final d’évaluation des actions, action de promotion du projet et moment de lancement de la campagne de mobilisation, rencontre avec d’autres porteurs d’initiatives méditerranéennes sur la question des changements climatiques …

 

Contacts

Céline Lelièvre UAC – direction@apare-cme.eu – 33 490 27 08 61 / 490 85 51 15

Emna Charfi AAB – charfi_emna@yahoo.fr – 216 20555838

Ce projet bénéficie du soutien de la Fondation Anna Lindh – Le contenu du document ne reflète que le point de vue de ces auteurs et n’engage aucunement la Fonda

 

LES PARTENAIRES

Chef de File – Association Union APARE-CME – L’Isle sur la Sorgue, France : labellisée Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement, l’Union APARE-CME agit en Région Provence Alpes Côte d’Azur, et au travers de la coopération euro-méditerranéenne pour l’éducation de tous à l’environnement et au développement durable et pour le développement d’une éco-citoyenneté active en Méditerranée – www.apare-cme.eu

Partenaire – Centre Méditerranéen pour l’Environnement et le Développement – CMED – Tétouan – Maroc : association créée à l’initiative d’enseignants de la Faculté des Sciences de Tétouan, le CMED développe des actions dans le domaine de l’éducation environnementale et de la prévention des risques naturels dans la Région de Tanger Tétouan. Il est également engagé dans plusieurs coopérations euro-méditerranéennes sur la prévention des risques notamment – http://www.association-cmed.com/fr/

Partenaire – Association des Amis du Belvédère – AAB – Tunis – Tunisie : l’AAB agit depuis sa création pour la protection et la mise en valeur du parc du Belvédère, plus grand et plus ancien parc urbain de Tunis. Au-delà de cette mission d’origine, l’AAB s’investit dans de nombreuses initiatives nationales ou internationales dans le domaine de l’éducation environnementale et de l’éco-citoyenneté – http://www.aab.planet.tn/

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Publié dans Tunisie

Rentrée ? Non ! Continuité ? Oui !

Rentrée = nouveaux projets, nouvelles actions !

Les membres de l’association Ceméa ont été actifs durant ces vacances scolaires : stages BAFA, Organisation de la formation qui prépare au BPJEPS ou aux formations des métiers du social et de l’animation, animations à Kaweni, Dembeni, Partenariat avec le musée de Mayotte dans le cadre du projet « C’est mon patrimoine », activité du Point Accueil Écoute Jeunes, du foyer …

Bref, les congés scolaires sont un autre moment d’activités tout aussi dense.

En cette rentrée un nouveau BAFA « citoyen » est proposé aux jeunes des villages de Dembéni ; Le film des jeunes de Passamainty est en finalisation ; Les nouveaux JADE (Jeunes ambassadeurs des Droits auprès des Enfants) vont démarrer leur mission ;

Les animations parentalité reprennent de plus belle …

Et les actions partenariales à Mliha avec la Ligue de l’enseignement autour de la lecture cliquez ici ;

 

 

A Loni avec l’ARLL pour Msomo Na Dangadzo ; à Chirongui avec le forum des association ; à Kaweni avec l’AJKE et Nouvelle Aire pour le carnaval.

 

 

A Kani Keli avec les jeunes et les parents pour le vivre ensemble…. ; Avec le MUMA (Musée de Mayotte) pour faire partager le patrimoine aux jeunes des quartiers prioritaires ; … font un agenda chargé mais passionnant !

 

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70 ans des Ceméa Suisse

Par les Ceméa Suisse

Depuis 70 ans, les Ceméa œuvrent en Suisse pour favoriser la qualité dans l’accueil et l’encadrement des mineurs et promouvoir les valeurs de l’Éducation Nouvelle.

 

 

Conférence de Jean Houssaye *

70 ans des Ceméa Suisse

Les Ceméa Suisse furent créés en 1947 à Genève, suite à divers partenariats avec des instructeurs des Ceméa français. Ils se développèrent par la suite dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel et du Tessin où ils sont encore très présents.

A l’occasion de leurs 70 ans, les Ceméa Suisse ont réuni leurs militants, rejoints par des militants des ceméa France et Belgique et des partenaires de toute la Romandie pour interroger la fonction sociale de l’accueil collectif de mineurs et les rôles joués par les différentes structures d’accueil dans la construction de la société de demain.

Avant de se conclure sur une raclette et quelques danses collectives, la journée s’est articulée autour de tables rondes mettant les invités au travail, suivies d’une intervention de notre invité d’honneur, Jean Houssaye qui avait initié les débats par un éclairage historique. Il a conclu les travaux en soulignant notre responsabilité collective et en énumérant les pistes d’action recensées lors des échanges.

La démarche proposée en petits groupes autour des différentes fonctions éducatives des accueils collectifs de mineur.e.s a permis de faire émerger trois fonctions essentielles aux yeux des participant.e.s :

– La fonction d’éducation sociale

– La fonction d’éducation aux valeurs

– La fonction d’éducation dans le domaine affectif

Jean Houssaye a souligné qu’effectivement, les des accueils collectifs de mineur.e.s  sont le lieu d’une construction affective spécifique dans des espaces de socialisation permettant la rencontre dans des temps informels, voir de vie quotidienne.

La fonction d’éducation sociale des des accueils collectifs de mineur.e.s recouvre à la fois leur place dans notre société actuelle (garderie, contrôle social) et leur rôle dans la construction sociale des participant.e.s : découvrir autres choses, d’autres personnes, milieux, cultures, exister soi-même dans divers cadres (famille/école,…), favoriser la mixité sociale, donner une place aux loisirs, construire et intégrer les règles … c’est-à-dire apprendre à faire société. Là encore, la vigilance est de mise pour que les volontés ne restent pas sur le papier et se retrouvent dans le vécu des enfants.

Ce que nous défendons collectivement et de manière largement partagée dans nos diverses structures n’est pas ce que l’on retrouve dans une société marquée par l’individualisme.

Comment continuer ? Continuer à veiller à articuler collectif et individuel. Ne pas se résigner. Continuer à former largement les acteurs éducatifs.

D’après Jean Houssaye, 4 enjeux ressortent sur le rôle des ACM :

– Jouer un rôle rhéostat aujourd’hui pour compenser la société individualiste

Lutter contre le consumérisme : proposer d’être dans et d’être avec l’activité, le groupe, ici et maintenant.

Se poser contre le “familialisme” et aider à la séparation : le développement des accueils à la journée n’est pas lié qu’à des problématiques financières mais aussi à des difficultés quant à faire confiance à des structures extérieures à la famille, à mettre du sens dans la coéducation.

Ne pas se définir par complémentarité avec l’école et la famille : ne pas jouer la compensation. Définir une spécificité de l’apport de nos structures … autour de la mixité, de la place du jeu, de la place de l’individu et du groupe … une spécificité à construire, à affirmer et à faire vivre.

Un programme qui nous occupera encore bien pendant les 70 prochaines années !

Renseignements formateurs@cemea.ch ou 0041229401757

*Biographie :

Jean Houssaye est professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Rouen et responsable du laboratoire CIVIIC.

Jean Houssaye a une longue expérience d’éducateur et de formateur aussi bien dans les structures scolaires que dans les centres de vacances sur lesquels il a produit plusieurs études. Ses travaux essentiels portent sur le statut de la pédagogie qu’il conçoit comme une articulation entre la théorie et la pratique de l’éducation.

Jean Houssaye a formalisé le fameux « triangle pédagogique » (savoir / professeur / élèves) et coordonné chez ESF éditeur un ouvrage de synthèse qui fait autorité : La pédagogie : une encyclopédie pour aujourd’hui. Source Babelio

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Publié dans A.S Ceméa