En avant pour la justice sociale au Québec

Par les Ceméa de Belgique

Durant la semaine du 8 mai, une délégation de militant-e-s des CEMÉA Belgique et de la FICEMÉA s’est rendue au Québec pour rencontrer des organisations et participer au colloque du Mouvement d’Éducation Populaire et d’Action Communautaire du Québec (MÉPACQ).

Récit de la semaine :

Lundi, nous avons rencontré le secrétaire général du Comité Syndical Francophone de l’Éducation et de la Formation (CSFEF). Autour d’une poutine, nous avons abordé les enjeux syndicaux à l’international, l’organisation en réseau des syndicats francophones ainsi que l’histoire du Québec, notamment autour de questions liées à l’éducation.

Suite à un rendez-vous avec Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ), nous avons été invités à un moment de rencontre avec Claude Poudrier afin qu’il présente le modèle pédagogique de Recherche-Action pour la Résolution de Problème Communautaire (RA : RPC), ainsi que le film « Porteurs d’espoirs » qui témoigne d’une expérience de la mise en œuvre de ce modèle. Ce moment fut riche en échanges. La présence d’une autre délégation de Belges représentants diverses associations et d’une personne ayant une expérience personnelle, en tant qu’enfant, de la RA : RPC était très intéressante.

Mardi, nous nous sommes rendus dans les bureaux du Forum Jeunesse de l’île de Montréal pour échanger sur la place des jeunes dans la société aujourd’hui et du travail du FJIM pour les impliquer à différents niveaux.

L’après-midi, nous avons pris le bus vers Trois-Rivières pour le colloque du MÉPACQ : « En action pour la justice sociale ! ». Pour la soirée d’ouverture, nous avons assisté à deux présentations suivies d’un moment d’échange. Pour commencer, Stéphanie Salagan nous a parlé de son expérience dans le camp d’Oceti Sakowin. Ce campement a été mis en place afin de protéger l’eau de la réserve indienne de Standing Rock du projet de construction d’un pipeline (Dakota Access Pipeline). Nous avons été très touché-e-s par ce témoignage et avons été choqué-e-s d’apprendre ou de réentendre comment le gouvernement Américain a mis fin aux différents camps destinés à protéger l’eau et poursuivre la construction du pipeline. Après quelques minutes de pause, Mélanie Lemay et Ariane Litalien ont témoigné d’avoir été victime d’un viol et comment la dénonciation de ceux-ci a été rendue impossible dans un contexte où la culture du viol est bien présente. Elles ont ensuite pris un temps pour raconter comment elles se sont rencontrées et ont lancé le mouvement Québec Contre les Violences Sexuelles pour dénoncer la manière dont les violences sexuelles sont abordées aujourd’hui. La soirée s’est poursuivie par un moment d’échange avec les trois intervenantes.

Mercredi matin, nous avons chacun-e pu choisir trois ateliers auxquels nous avons participé parmi : Actions dérangeantes, Bloquons le traffic, Porteur de paroles, Empowerment collectif des femmes, Rapport au territoire, Drop la bannière, Allyship et solidarité internationale, Flash-mob, Sérigraphie, Slam et Objet-symbole. Les ateliers duraient 45 minutes et avaient pour objectif de faire découvrir des pratiques, d’en démystifier certaines, de témoigner d’expériences, et d’échanger autour des diverses thématiques.

Après un moment de repas, nous avons assisté à une présentation de Vania Wright-Larin, « Comment agir concrètement sur notre milieu ? » autour des 13 règles de Saul Alinsky. Nous avions ensuite le choix entre plusieurs ateliers pour passer de la réflexion à l’action : Action dérangeante, Action artistique, Porteurs de paroles, Slam sauvage ou Flash-mob. En groupe, nous avons choisi un message, organisé une action, préparé le matériel nécessaire et peaufineé les détails avant de nous rendre dans le centre de Trois-Rivières pour un temps de revendication. Drop de bannière en haut d’un bâtiment, récolte de paroles sur l’importance des organismes communautaires, slams sauvages, flashs-mobs dans plusieurs endroits de la ville et installation artistique étaient au programme.

En parallèle de cette journée, une « équipe médias » s’est formée en matinée pour assurer la couverture médiatique des actions de l’après-midi.

La soirée festive proposée mercredi soir nous a permis de poursuivre les échanges entamés durant la journée, de rencontrer de nouvelles personnes et parler de nos luttes, de ce qui nous anime tout en continuant à découvrir l’approche communautaire telle que développée au Québec.

Jeudi matin, l’« équipe médias » a présenté au reste des participant-e-s le fruit de la couverture des actions à Trois-Rivières. Ensuite, en plénière, nous avons fait le point sur le colloque et sur comment les différents moments avaient été vécus et ce qu’ils avaient permis avant de clôturer le colloque.

L’après-midi, nous avons repris la route pour rentrer à Montréal.

Vendredi, après une rencontre et une présentation de l’association Exeko, deux d’entre nous sont parties à bord d’idAction mobile, « une caravane philosophique et culturelle parcourant les rues de Montréal et destinée à tous les citoyen-ne-s, en particulier aux personnes en situation d’itinérance », afin de découvrir une des activités d’Exeko. Le reste de la délégation s’est rendue au stade olympique pour rencontrer le Conseil Québecois du Loisir. Nous y avons parlé d’animation volontaire, de formation à l’animation et avons envisagé des partenariats. Cette rencontre a été riche de partage et d’échange.

En milieu d’après-midi, le soleil que nous attendions tellement a pointé le bout de son nez. C’était le moment idéal pour rencontrer la présidente de la Fédération Internationale des Mouvements de l’École Moderne (FIMEM) et échanger en terrasse. Nous avons parlé des écoles publiques alternatives du Québec, de l’histoire de la fédération internationale et des différents mouvements de l’École Moderne.

Samedi, nous avons pris un temps entre nous pour faire le bilan de notre voyage, de nos rencontres, faire des allers-retours entre les attentes que nous avions et ce qui s’étaient déroulé pendant la semaine.

Tout au long du séjour, nous avons eu l’occasion de découvrir Montréal, assister à un spectacle du Cirque du Soleil, goûter aux spécialités culinaires et aux produits de l’érable,

Dimanche soir, l’avion nous a ramené vers Bruxelles après une semaine intense en rencontres, en partage, en luttes et en échanges !

Simon Sterkendries

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La biennale internationale de l’Éducation Nouvelle approche !

Par le comité de pilotage de la Biennale internationale de l’Éducation Nouvelle

Nous y sommes… Presque !

Cela fait plus d’un an maintenant que nous avançons sur la préparation de cet évènement. Le comité de pilotage, des militantes et militants de nos mouvements, ont affiné le déroulé, précisé les contenus, travaillé sur l’environnement (l’accueil, les propositions culturelles, les expos, la librairie,…) de cette première Biennale internationale de l’éducation nouvelle. Cette nouvelle plaquette présente une partie de ces évolutions sans toutefois afficher un programme définitif car nous avons encore du travail ! C’est engagée à nos côtés, dans une posture affirmée de partenaire, que l’équipe de l’ Ecole supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche) (ESEN-ESR) construit les conditions de notre accueil et apportera ses propres contributions, sur le fond, au service des objectifs de cette Biennale.

La contribution active de la Fédération Internationale des Mouvements des Écoles Modernes, du LIEN  aux côtés de la FICEMEA doit favoriser par ailleurs le renforcement de la dimension internationale de cette première édition. Tout est donc prêt pour faire de cette première Biennale un évènement militant,thumbnail of BIEN_plaquette_presentation engagé et productif. Il ne manque plus que vous ! Car la réussite dépend de chacune et chacun d’entre nous. Nous ne serons pas participant.e.s mais auteur.e.s, acteur.rice.s et ça fera toute la différence.

http://www.biennale-internationale-de-l-education.org

 

Cliquez sur le visuel pour lire toute la plaquette

 

 

 

Visualisez le Pré-programme

thumbnail of BEINAnnexe 2

Communiqué de presse

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L’abus de Google à l’École peut nuire gravement à notre société…

L’éducation est un terrain de jeu mondial fructueux pour les grands groupes du numérique nommés les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et d’autres en quête de nouveaux marchés à conquérir. Cette transformation des systèmes éducatifs touche tous les pays du monde.Face a ce phénomène, la fonction de l’État devrait être de réguler les services éducatifs, de s’assurer que ces nouveaux supports et usages numériques bénéficient à l’intérêt public, aux services des élèves des professeur.e.s et des acteurs socio-éducatifs. Ce faisant, les usages du numérique devraient s’inscrire dans une politique publique en tant que bien commun.

L’exemple de ce qui se passe actuellement en France illustre tristement cette dérive mondiale et est de nature à sonner une nouvelle fois l’alarme ! Le ministère de l’éducation nationale français propose cette semaine de donner accès aux données numériques des élèves et des enseignant.e.s aux GAFAM.

Ainsi, il deviendrait le partenaire de ces groupes et ouvre les portes à l’introduction des GAFAM dans l’institution scolaire. Mathieu JEANDRON, Directeur du Numérique pour l’Éducation au ministère autorise à travers une lettre adressée aux Délégués Académiques du Numérique (DAN) la connexion des annuaires de l’institution avec les services Google !1

Comme indiqué dans l’article du Café Pédagogique, «L’enjeu, ce sont les données des élèves. Les entreprises auront accès aux annuaires des établissements et aux informations nominatives sur les élèves et les enseignants. Elles pourront suivre les déplacements et redoublements des uns et des autres, voir ce que le professeur X utilise comme ressource ou ce que fait l’élève Y. Ces données seront une manne pour le ciblage publicitaire ou pour revendre des informations à des partenaires». L’objectif sous-jacent est de développer des «pédagogies » inscrites dans une volonté de profit, de produire de futurs consommateurs de produits. Cette tendance est déjà hélas largement à l’œuvre dans de nombreux pays du monde. Lire à ce sujet l’excellent article de Natasha Singer «How google took over the classroom» dans le New York Times.2

M. JEANDRON explique que tout ceci s’inscrit dans le cadre d’une charte de confiance décrite comme un «pacte de confiance portant sur l’engagement de la protection de la vie privée des élèves et des enseignants ». Cette charte est certes au travail mais n’existe pas pour le moment, la CNIL interpellait d’ailleurs il y a peu sur l’urgence « Il est temps de mettre un cadre à toutes ces offres économiques » insistant sur le fait que « ce document devait être un outil contraignant (circulaire ou autre), robuste. Sur ce point-là, nous n’avons aucun élément de réponse à ce stade. »34

Si ce courriel de M.JEANDRON devait devenir une circulaire, ce serait, après l’accord Microsoft5, une ouverture grave de l’éducation aux marchés et un abandon coupable de la protection que l’État doit à ses citoyens.6

Nous assistons actuellement, à l’échelle mondiale, à la substitution des financements publics (nationaux et internationaux) par des financements issus de partenariats confiés à des sociétés privées qui ont plus des objectifs de profit que des visées d’éducation de la population. La tentative globale d’inclure l’éducation dans la sphère des rapports marchands n’est pas nouvelle. Mais l’irruption du « numérique » a fait entrer ce processus dans une nouvelle ère. Elle ne vise plus seulement l’enseignement en tant qu’activité de service mais massivement les ressources et contenus éducatifs en tant que « produits pédagogiques ». Ceci inclut des « modèles d’éducation » dont nous savons qu’ils ne sont pas neutres et plus dramatiquement encore la collecte et la privatisation de données précieuses à exploiter ! Selon les principes de l’appel des réseaux internationaux contre la marchandisation de l’éducation « L’État doit garantir que l’éducation ne soit pas instrumentalisée par les acteurs économiques et que soient appliqués les principes soutenant la démocratie tels que les principes de transparence, participation et responsabilité.

En analysant cette nouvelle orientation politique du ministère l’éducation nationale français sous le prisme de ces trois principes nous constatons que le processus marchand à l’œuvre est en contradiction avec l’idéal démocratique que nous défendons.

Transparence
L’ouverture au GAFAM contredit l’idéal de transparence de par le flou concernant l’utilisation des données des élèves et des enseignant.e.s par les groupes numériques. La récolte des données est une arme économique majeure. Cette récolte est stockée hors des frontières de collecte, posant la question majeure de la souveraineté des données. Les informations récoltées peuvent ensuite être vendues ou échangées dans une totale opacité pour les citoyen.ne.s. En laissant les GAFAM s’immiscer dans les pratiques des élèves dès le plus jeune âge, ces grands groupes ne les considèrant pas comme des apprenant.e.s mais de futur.e.s consommateurs.trices, l’Etat les rend vulnérables en ne jouant pas son rôle de régulateur.

Participation
Le numérique est et doit demeurer un support, un outil au service d’un projet pédagogique. Il ne faut pas confondre l’outil et la finalité de cet outil. Ce qui prime c’est la relation pédagogique, la construction du savoir par les élèves, la formation des enseignant.e.s, des acteurs.trices socio-éducatif.ve.s mais aussi la relation que les élèves créent avec les outils numériques en dehors de l’asservissement.

Les usages numériques transforment profondément les pratiques pédagogiques. Or, nous devons nous réapproprier ces outils, ces données pour en faire un bien commun accessible à tous et toutes.

Responsabilité
L’introduction du numérique par les GAFAM dans l’institution scolaire met en péril la question de l’appropriation par les citoyens.ne.s. Le numérique est envisagé comme un espace réservé aux expert.e.s et le grand public ne se considère pas armé pour comprendre, analyser les enjeux actuels.
La responsabilité de l’État est d’offrir un cadre de régulation, de protéger les citoyen.nes, d’introduire une réflexion critique.

Dans ce contexte international, nous militons pour la prise en compte dans le débat public (national, européen et mondial) des sujets liés au numérique comme objets intégralement politiques, sociétaux et philosophiques. Nous soutenons que le rôle des États est d’encourager et garantir les services, les logiciels et les écosystèmes qui donnent aux individus une capacité de critique, de conserver et d’accroître leur souveraineté numérique individuelle. Il est urgent d’informer les citoyen.ne.s sur les dérives en cours, réintroduire une critique de la question numérique par la formation et de sensibiliser à l’usage des logiciels libres, des services en ligne loyaux, décentralisés, éthiques et solidaires.

1 -Voir article du Café Pédagogique, 16 mai 2016, François Jarraud.

2-Voir article de Natasha SINGER dans le New York Times
3-Pour la CNIL, “la France doit garder la souveraineté de ses données scolaires”
4-Communiqué du 22 mai de la CNIL
5-Voir le texte de l’accord Microsoft-Ministère de l’Éducation.
6-TV5 Monde : «Éducation nationale, les données scolaires bradées aux GAFAM ?
Contacts presse : CEMEA France : pascal.gascoin@cemea.asso.fr
FICEMEA : ficemea@cemea.asso.fr
Premiers signataires
ABULEDU-FR https://abuledu.org
ACCP (Espagne) http://www.acpp.com/
AFOUL https://aful.org/
APRIL http://www.april.org
asbl RTA http://www.rta.be/
Association Nationale Scientifique de Jeunes ”Découverte de la Nature” Algérie.
CAEB http://www.caeb-benin.com/
CASAD-Bénin
CEDEM http://lecedem.org/
CEMEA Belgique http://www.cemea.be
CEMEA Burkina Faso
CEMEA France http://www.cemea.asso.fr
CEMEA Russie
CEMEA Suisse : http://formation-cemea.ch/
CEMÉA Suisse du Tessin : http://cemea.ch/
Collectif des travailleur·se·s précaires de l’ESR : https://precairesesr.fr/
Education&Devenir http://educationetdevenir.fr/
EEDF http://www.eedf.fr
FCPE https://www.fcpe.asso.fr
FG PEP http://www.lespep.org/
FICEMEA http://www.ficemea.org
FRAMASOFT : https://framasoft.org
Guépier d’Afrique (RD Congo)
ICEM www.icem-pedagogie-freinet.org
JEVEV ONG http://ongjevev.wixsite.com/ong-jevev
Le Planning https://www.planning-familial.org/
Le Réseau Ivoirien pour la Promotion de l’Education Pour Tous (RIP- PT) http://www.ripept.org
PAPDA (Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif)
UNAFETPCI Union Nationale des Formateurs de l’Enseignement technique et Professionnel de Côte d’Ivoire
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60 ans des Ceméa de Madagascar

La célébration des 60 ans des Ceméa Madagascar se déroulera tout au long de l’année. Elle a démarré par un regroupement de tous les membres au nouvel an pour rentrer ensemble dans cette soixantième année.

Pour les 50 ans, en 2007, les Ceméa de Madagascar ont construit les nouveaux locaux dans lesquels certain.e.s ont été hébergé.e.s au cours de différents évènements et notamment lors de la rencontre internationale de la Ficeméa sur la thématique « Construire une citoyenneté active pour un monde durable ». Cette année sera sous le signe de l’aménagement de l’espace avec en Mars 2017 le débroussaillage de la propriété, le reboisement du parc et la plantation de plantes autochtones.

La culture est aussi au rendez-vous avec l’organisation d’une exposition en avril sur l’histoire des Ceméa de Madagascar. Un moment spécifique sera proposé aux stagiaires en formation et aux invités lors d’une rencontre intitulée “Reflets du stage”.

Le 10 juin une fête sera organisée autour d’un « déjeuner retrouvailles dansantes » accueillant toutes les générations ayant côtoyé les Ceméa de Madagascar dans leur longue histoire.

Puis un autre temps plus centré sur l’extérieur permettra aux Ceméa de chanter des chants traditionnels dans les quartiers lors de la fête nationale.

Pour terminer la célébration, une colonie de vacance spéciale pour les formateurs et leurs familles sera organisée pour à la fois se retrouver entre soi, réfléchir, vivre ensemble et surtout partager…du temps !

 

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Publié dans Ceméa M

50 ans des Ceméa Gabon

Les Ceméa du Gabon profiteront du cinquantenaire de leur mouvement pour organiser la rencontre de la commission régionale Afrique qui se tiendra au mois d’Aout 2017 sur la question du décrochage scolaire en Afrique.

Ils reviendront sur l’histoire du mouvement au Gabon et proposeront une série de témoignages et de films sur les colonies de vacances afin de retracer l’aventure des Ceméa au Gabon.

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Publié dans Gabon

L’Université Centrale Européenne (UCE) remise en cause par le gouvernement hongrois

Déposés aujourd’hui au Parlement hongrois. Après un examen juridique approfondi, l’UCE a conclu que ces amendements empêcheraient l’université de poursuivre ses activités en tant qu’institution d’enseignement supérieur à Budapest, où l’UCE est établie depuis 25 ans. L’UCE est en complète conformité avec la législation hongroise. La législation proposée vise directement l’UCE et elle est donc discriminatoire et inacceptable. L’UCE demande au gouvernement de supprimer la législation et d’ouvrir le dialogue pour trouver une solution qui permette à l’UCE de poursuivre ses activités d’université libre, internationale et indépendante à Budapest.

Vidéo de la réaction de l’UCE à la proposition législative de la Hongrie – Conférence de presse

« Toute modification législative qui forcerait l’UCE à cesser ses activités à Budapest serait dommageable pour la vie universitaire hongroise et aurait un impact négatif sur les relations du gouvernement hongrois avec ses voisins, ses partenaires de l’UE et les États-Unis, » a déclaré Michael Ignatieff, président et recteur de l’UCE. « Je demande au gouvernement d’entamer des négociations avec nous pour trouver une manière satisfaisante qui permette à l’UCE de poursuivre ses activités à Budapest et de maintenir les libertés académiques indispensables à son fonctionnement. »

La déclaration commune du gouvernement hongrois et de l’état de New York de 2004 a confirmé l’accord commun des parties, de soutenir l’objectif de l’UCE d’obtenir l’accréditation hongroise tout en conservant son statut d’université américaine accréditée. Suite à la déclaration commune de 2004, une loi spéciale, la loi LXI de 2004 sur la reconnaissance par l’État de Közép- európai Egyetem, a créé Közép- európai Egyetem (KEE) ; traduit littéralement, cela signifie « Université centrale européenne ». La KEE a été établie comme une entité hongroise ce qui a ensuite permis l’accréditation hongroise de 10 programmes de niveau maîtrise et doctorat à l’Université. L’UCE/KEE est un établissement d’enseignement supérieur avec un campus à Budapest. La double identité UCE/KEE permet à l’université de respecter les lois hongroises et américaines et de décerner des diplômes accrédités en Hongrie et aux États-Unis. Ceci est un modèle commun. L’UCE est l’une des nombreuses universités internationales américaines accréditées qui n’ont pas de programme académique aux États-Unis

De plus, les modifications nécessiteraient que l’UCE ouvre un campus supplémentaire dans l’état de New York. Forcer l’UCE à le faire n’aurait aucun avantage éducatif et entraînerait des coûts inutiles en ressources financières et humaines.

La section de l’amendement qui illustre le plus clairement la discrimination envers l’UCE est la disposition qui empêche les universités hongroises (dans ce cas, KEE) d’offrir des programmes ou de décerner des diplômes d’universités non européennes au nom de l’UCE. La législation en vigueur permet que des programmes universitaires et des diplômes de pays de l’OCDE (en ce compris les États-Unis) fonctionnent par l’intermédiaire d’entités communes hongroises, comme l’UCE/KEE le fait actuellement. La Hongrie est membre de l’OCDE depuis 1996 et, en tant que telle, elle ne doit pas faire de discrimination par rapport aux autres pays de l’OCDE.

Un autre exemple de discrimination dans l’amendement proposé est l’élimination d’une dérogation de bonne foi qui permet à l’heure actuelle au personnel enseignant de pays non-UE de travailler à l’entité KEE sans permis de travail. Le changement créerait des obstacles supplémentaires et inutiles à l’embauche et au recrutement. Étant donné que l’UCE a particulièrement recours à des professeurs de l’extérieur de l’UE, la nouvelle réglementation placerait l’université dans une position désavantageuse.

L’amendement proposé interdit également à l’entité américaine UCE de poursuivre son programme sous son nom actuel de « Université Centrale Européenne » à moins que « Közép- európai Egyetem » (KEE), l’entité hongroise, ne change de nom. Cela nécessiterait que les deux entités changent des noms qui ont été établis il y a un quart de siècle.

L’UCE a célébré son 25e anniversaire en 2016. Elle n’a pas d’autre désir que de rester à Budapest. Elle est profondément ancrée dans la vie universitaire hongroise, collaborant avec d’autres institutions d’excellence académique en Hongrie, de ELTE à l’Académie Hongroise des Sciences, partageant des projets de recherche, l’enseignement, des connaissances et permettant des échanges d’étudiants. Sur près de 1 500 étudiants que l’UCE instruit chaque année, les Hongrois représentent le groupe le plus important. La majorité du personnel et près de la moitié du corps enseignant de l’UCE sont hongrois. L’UCE contribue à l’économie hongroise par les impôts, les cotisations de sécurité sociale et d’assurance-maladie ainsi que par les paiements aux fournisseurs locaux.

L’UCE est une institution privée et indépendante. Un grand nombre de nos programmes d’études de sciences sociales et humaines sont dans le top 200 mondial, beaucoup dans le top 100, et certains dans le top 50. Le corps professoral de l’UCE réussit remarquablement à obtenir des fonds de subvention de recherche de l’Union Européenne et d’autres organisations donatrices lors d’appels d’offres organisés en Europe ou dans le monde. En 2011-2016, l’UCE a reçu 6 955 221 € en subventions de l’ERC. En 2017-2022, l’université recevra 14 988 163 € en subventions de l’ERC. L’UCE a une réputation qui devrait rendre les Hongrois fiers. Nous employons des professeurs hongrois ; nous avons recruté beaucoup de remarquables chercheurs hongrois depuis des postes à l’étranger et les avons rapatriés ; la principale composante de notre population étudiante se compose d’étudiants hongrois.

Nous sommes fiers de notre réputation, fiers de notre contribution à la vie universitaire hongroise ces 25 dernières années et nous défendrons nos réalisations vigoureusement contre quiconque cherche à diffamer notre travail aux yeux du peuple hongrois. Les entités combinées UCE/KEE, qui offrent 8 programmes de maîtrise et 2 programmes de doctorat accrédités en Hongrie, sont profondément ancrées dans la vie universitaire et la société hongroise. Elles emploient plus de 600 Hongrois et inscrivent en moyenne 400 étudiants hongrois par an – le plus grand groupe national parmi nos étudiants. Ce ne sont que quelques-unes des contributions de l’UCE à la Hongrie et au monde. Toute législation qui entraverait les opérations de l’UCE en Hongrie détruirait cette coopération avec les institutions hongroises et le public hongrois, et porterait atteinte à la longue réputation de la Hongrie en tant que centre d’innovation, d’excellence académique et de recherche scientifique.

 

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Publié dans Communiqués, Dans la presse

80 ans Ceméa France

Les Ceméa France inscrivent une série d’événements tout au long de l’année au sein du réseau et à l’initiative des Associations territoriales, avec trois contributions « portées » par l’Association nationale, s’adressant à des publics différents, mêlant approche interne et externe, et contextualisées au regard de leurs logiques partenariales.

 

  • Réalisation d’un film d’une trentaine de minutes, en partenariat avec le Pajep et les Archives départementales du Val de Marne. l’objectif est de témoigner, en appui sur 80 ans d’histoire du mouvement, de la pertinence de l’apport des Ceméa sur les différents champs d’intervention qu’ils ont choisi depuis leur création.

 

  • Une série d’une dizaine de dossiers multimédia, type magazine de presse, en partenariat avec un média grand public en ligne, Médiapart. Parti pris d’une approche journalistique, au regard de ce partenariat et du public large visé, ne connaissant pas les Ceméa, choix de sujets et d’angles de traitement, ancrés dans la société et pour lesquels les Ceméa, lors de leur histoire, ont contribué au débat citoyen ou apporté une innovation sociétale.

 

  • Une exposition de photos pour les Rencontres internationales de la photographie d’Arles. Parti-pris artistique. Choix d’une vingtaine de photos et écriture de textes courts associés, avec une qualité esthétique certaine, photos notamment issues de nos présences dans des manifestations culturelles depuis 80 ans et en écho à notre projet de la rencontre de l’autre.
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Publié dans Europe, France, Les associations membres, Les membres

70 ans des Ceméa belges

Le 10 juin 2017, dans le domaine de La Marlagne, au centre culturel Marcel Hicter, le Mouvement CEMÉA en Belgique célèbrera 70 ans (accomplis !) d’éducation active…

L’occasion d’inscrire notre action non pas une histoire figée, mais dans une réalité qui continue de s’écrire au quotidien. Des utopies concrètes comme diraient nos camarades français-e-s… 3 moments sont prévus pour penser, inventer, s’engager, militer, fêter.

Le matin, conférence sur l’Éducation Nouvelle dans notre société contemporaine avec

Roland Gori  :
Né le 22 novembre 1943, est psychanalyste et professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l’université Aix-Marseille.
Avec Stefan Chedri, il impulse en décembre 2008 la création du mouvement « Appel des appels ». Cet appel, qui a reçu en quelques semaines plus de 20 000 signatures et en compte actuellement 80 000, invitait les professionnels du soin, de la justice, de l’enseignement ou de la culture à se rassembler, échanger pour réagir et s’opposer aux logiques de normalisation et d’évaluation dans ces domaines. L’appel dénonce un « phénomène idéologique et de convergence de méthodes qui vise à araser l’humain au profit des logiques comptables et marchandes ». Au cours de l’année 2009 des comités et groupes locaux de l’appel des appels ont cherché à se structurer et à proposer des événements et rencontres variés. Il est l’actuel président de l’association éponyme. source : Wikipedia

Bernard De Vos :
Né le 16 novembre 1957 à Etterbeek, Educateur spécialisé en 1979, Licencié spécial en Islamologie et Sciences Orientales (troisième cycle universitaire) en1994. (Université Libre de Bruxelles, ULB).
Délégué général de la Communauté française aux droits de l’enfant, 2008-…
Source : http://www.dgde.cfwb.be

Nico Hirtt :
Nico Hirtt est un professeur, syndicaliste, chercheur marxiste, agrégé de sciences physiques, enseignant en physique et mathématique dans le Brabant wallon (Belgique), membre fondateur et chargé d’étude à l’Aped (Appel pour une école démocratique), auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’école. Il a été rédacteur en chef de la revue trimestrielle L’école démocratique. source : Wikipedia

Jean Blairon :
Jean Blairon est docteur en philosophie et lettres. Il est administrateur de l’asbl R.T.A à Namur, un service de formation agréé pour le secteur de l’aide à la jeunesse et de d’éducation permanente. Il a beaucoup travaillé sur les politiques de formation (notamment à l’UCL) et s’intéresse aujourd’hui à l’articulation des questions éducatives et culturelles aux questions sociales. Source : http://www.yapaka.be/

Yvette Lecomte :
présidente de la FICEMÉA. Auparavant Inspectrice-directrice au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique), Conseillère du Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel et de l’Egalité des Chances. Source : https://be.linkedin.com/in/yvette-lecomte-26b82985

L’après-midi, des ateliers au départ des travaux des groupes institués et des secteurs (École, Kultuur, Petite Enfance, Insertion socioprofessionnelle, Animation, Égalité des genres, Accueil Temps- Libre, Activités de Découvertes Techniques et Scientifiques, Formation à l’animation volontaire…).

Deux expositions : l’une au départ de l’atelier d’expression d’Ougrée, et une autre qui présente une histoire « politico-anecdoticocommémorative ».

Pour le goûter, la plantation de l’arbre des CEMÉA dans le domaine.

Le soir, un souper suivi d’un bal folk qui permettra aux militants et aux militantes de se retrouver et célébrer tout à la fois le parcours accompli et l’énergie nécessaire aux défis qui seront les nôtres pour les prochaines décennies !

 

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Toujours débout ! Anniversaires des Ceméa à travers le monde

« Le calendrier n’a pas pour objet de mesurer mais de rythmer le temps » Marcel Mauss[1]

Cette année, nous fêtons la vie de notre mouvement pédagogique à travers le monde.  En 2017, nous célébrons les 50 ans des Ceméa Gabon, 60 ans des Ceméa de Madagascar, 70 ans des Ceméa Belges et les 80 ans des Ceméa France. L’anniversaire est « un rite dont la cérémonie a pour fonction l’introduction du temps social tout au long de la vie quotidienne des individus »[2] et des institutions. Il permet de nous relier en tant qu’individu à un groupe social, de construire une identité commune force de mobilisation pour l’action collective. La force de l’évènement « anniversaire » permet de nous inscrire individuellement dans un mouvement collectif qui porte en lui le passé et se tourne vers l’avenir.

En effet, les célébrations sont des temps pour se remémorer le temps parcouru, les aventures humaines traversées. Mais il est avant tout le temps de réaffirmer notre projet politique inscrit dans une philosophique humaniste et de penser l’avenir. Nous sommes toujours debout malgré les contextes complexes dans lesquelles nous sur-vivons.

Les anniversaires marquent le temps de la vie sociale et l’alternance des temps sociaux. Ils sont des temps relevant une dimension publique et privée, des temps familiaux et des temps de vie sociale. Ils nous permettent de retracer le parcours vécu par une écriture de l’histoire, de mettre en scène la mémoire collective construite à partir de vécu collectif et individuel. Les célébrations jouent aussi un rôle fondamental dans la transmission à travers la prise en compte du temps parcouru et la construction d’une narration de cette histoire. Ils sont les temps du passage, celui des « passeurs d’avenir »[3].

Comme vous l’observerez dans le tour d’horizon, les célébrations alternent des temps de retrouvailles militantes à l’intérieur de chacun des mouvements et des temps ouverts à un public plus large. C’est aussi le temps de la rencontre entre des personnes ayant traversé, côtoyé, fréquenté les Ceméa à un moment de leurs histoires en résonance avec ce qu’ils y trouvent aujourd’hui et ce qu’ils souhaitent y construire dans l’avenir.

Aux Ceméa, nous façonnons et pensons le temps, dans nos pratiques quotidiennes à travers ces notions qui nous sont chères : les temps collectifs, individuels, les rythmes scolaires, du corps, les temps du travail, des loisirs, de la vie, de la militance….

En tant que sculpteurs du temps, nous ne pouvions que  célébrer ces anniversaires à travers le monde…

 

Sonia Chebbi, déléguée permanente de la Ficeméa

 

 

[1] L’invention de l’anniversaire par Jean-Claude Schmitt (EHESS – GAHOM).
2  Vingt-cinq ans de travail social : l’anniversaire comme rite de passage, Josefa Fombuena Valero, Pensée plurielle, 2009/3 (n° 22).
[3] En référence à l’ouvrage de Jean-Marie Michel, Passeurs d’avenir, Actes Sud, 465 pages, octobre 1996.
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Rebondissement majeur dans la course effrénée à la privatisation de l’éducation

Rebondissement majeur dans la course effrénée à la privatisation de l’éducation de ces dernières années: le secrétaire d’État français chargé du Développement et de la Francophonie, Jean-Marie le Guen, a déclaré jeudi dernier que « la France agira contre toutes les tentatives de marchandisation de l’éducation » dans la coopération internationale. Il a ajouté que la France considérait que l’éducation est « un service public » et « un bien commun qui ne doit pas être monnayé ».

La déclaration de M. Le Guen a été faite à l’occasion du lancement du rapport annuel du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sur le développement humain. Cette position constitue un engagement majeur de la France dans un contexte de privatisation et de marchandisation massive de l’enseignement primaire et secondaire à travers le monde, particulièrement dans les pays pauvres. Elle se différencie notamment de celle de la Grande-Bretagne qui a promu le développement d’écoles privées à travers son aide au développement, en particulier en finançant des entreprises multinationales avec des investissements Britanniques, telles que Bridge International Academies.

Hélène Ferrer, coordinatrice de la Coalition Education, a réagi : « Nous saluons la position sans ambiguïté exprimée par M. Le Guen contre la marchandisation de l’éducation. Cela conforte les efforts entrepris par la France pour promouvoir des systèmes éducatifs qui soient respectueux des droits humains. Nous allons maintenant travailler avec le ministère et nos partenaires à travers le monde pour s’assurer de l’effectivité de cet engagement. »

En novembre 2016, plus de 300 organisations de la société civile issues de 38 pays avaient présenté un Appel de la société civile francophone contre la marchandisation de l’éducation. Cet Appel avait convaincu les chefs d’Etats et de gouvernement des pays de la Francophonie à demander à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dans la Déclaration d’Antanarivo de « prendre des mesures pour promouvoir des dispositifs institutionnels efficaces de régulation des acteurs privés de l’éducation ».

Carole Coupez, déléguée à l’éducation à la citoyenneté à Solidarité Laïque, a ajouté : « Nous sommes ravis que la France ait répondu aux demandes des organisations à travers le monde francophone qui sont témoins chaque jour de l’avancée et des impacts de la marchandisation actuelle de l’éducation. Celle-ci remet en cause la réalisation du droit à l’éducation dans de nombreux pays, et la France a un rôle important à jouer pour promouvoir un autre modèle de développement. »

La déclaration de M. Le Guen confirme la position de la Stratégie française 2017 – 2021 pour l’éducation, la formation professionnelle et l’insertion publiée vendredi dernier, dans laquelle la France s’engage à « renforcer le rôle régulateur de l’Etat […] notamment pour l’encadrement du secteur privé et prévenir les risques de marchandisation de l’éducation ».

Jean-Hervé Cohen, président du Comité Syndical Francophone de l’Éducation et de la Formation, a commenté : « Nous attendons désormais que ces positions soient mises en œuvre de manière vigoureuse. La France doit maintenant, à travers toutes ses instances de coopération, du Ministère des Affaires Etrangères à l’Agence Française de Développement (AFD), en passant par son bras armé pour le privé, Proparco, s’abstenir de tout soutien à des écoles privées marchandes, et engager des actions concrètes pour promouvoir des systèmes éducatifs publics de qualité. »
Signatures :

  • Coalition Education
  • Comité Syndical Francophone de l’Éducation et de la Formation
  • Fédération Internationale des CEMEA
  • Global Initiative for Economic, Social and Cultural Rights
  • Right to Education Project
  • Solidarité Laïque

Documents :

  • Appel de la société civile francophone contre la marchandisation de l’éducation : http://bit.ly/2fNfJD
  • Version courte de l’Appel : http://bit.ly/2gfusmO
  • Déclaration d’Antanarivo de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OIF : http://bit.ly/2n2jkQe
  • Stratégie française 2017 – 2021 pour l’éducation, la formation professionnelle et l’insertion : http://bit.ly/2nQmKa5

Contacts :

Pour une version PDF du communiqué: http://bit.ly/2nXuiHE

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