Pratiques de terrain

Avec l’avènement de l’industrialisation et l’émancipation de la femme, la structure de base de la société, la famille, a connu une évolution considérable. La volonté d’améliorer le niveau de vie et le nombre croissant de mères qui travaillent ont amené à modifier le rôle traditionnel de la famille. Tout comme le père, la mère travaille pour apporter un soutien financier à la survie et aux besoins de la famille. Ainsi, dans beaucoup de familles, les parents qui travaillent n’arrivent pas à consacrer du temps pour leurs enfants. Souvent, ils rentrent tard à la maison et sont déjà trop fatigués et démenés par le travail pour pouvoir dialoguer ou jouer avec leurs enfants.

Donc, ces parents misent totalement sur l’école pour l’apprentissage complet de ces derniers. Mais ils ne réalisent pas que cette attitude ne convient pas aux besoins réels de l’enfant. Pour un développement intégral, l’amour parental est indispensable à l’enfant. Comme les parents ne s’avèrent pas disponibles, l’enfant est profondément affecté. Avec le manque d’écoute et de dialogue avec ses parents, l’enfant a des difficultés à s’exprimer. L’enfant a le sentiment de ne pas être reconnu, compris et estimé par ses parents.

Un cas particulier à l’école nous a fait réfléchir sur l’importance de la famille et le lien entre parents et enfants :

Une petite fille de quatre ans fréquentait la section pré primaire de l’école. Pendant ses six premiers mois scolaires, cette enfant ne disait pas un mot et ne répondait que par des signes. La direction a rencontré la mère de cette dernière qui a simplement dit que sa fille agissait de la même façon à la maison et qu’elle irait bientôt voir un orthophoniste. Quelque temps après, elle a informé l’école que l’orthophoniste a donné à sa fille des exercices à faire à la maison. Mais comme elle n’avait pas le temps de s’en occuper, elle demanda à l’école d’en prendre la charge. Les éducateurs ont été intrigués par la réaction de la mère qui leur a paru étrange. Après des recherches, ils ont su que l’enfant ne voyait à peine ses parents qui retournaient forte tard la nuit et qui laissaient l’enfant avec ses grands-parents pendant les week-ends.

L’école a alors démarré un travail individualisé avec l’enfant. Une éducatrice a été désignée pour la prise en charge individuelle et éducative de l’enfant. Pour valoriser l’enfant, des activités créatives ont été organisées spécialement pour elle. L’éducatrice accordait beaucoup d’importance à faire réagir l’enfant par l’expression et la parole. Elle créait des occasions pour que l’enfant soit le centre d’attention de la classe en l’intégrant avec dynamisme dans des jeux et des pièces de théâtre dans lesquels tous les enfants et enseignantes participaient. Elle organisait aussi des sorties individuelles avec l’enfant pour lui permettre de parler et de s’exprimer librement dans un cadre de confiance.

Par la suite, une rencontre a eu lieu entre la direction et les parents pour leur expliquer l’ampleur du travail effectué par l’école sur leur fille et pour leur faire comprendre les répercussions de leur indisponibilité sur la vie de leur enfant. Les parents ont réalisé les conséquences de leurs actes et ont voulu y remédier. Aujourd’hui, ils sont devenus des parents très actifs qui participent pleinement à la vie scolaire de leur fille. Ils se sont même organisés pour qu’un des deux soit à la maison plus tôt les après-midi. Petit à petit, à la plus grande joie des parents et des éducatrices, l’enfant a brisé son silence et a commencé à dire des phrases.

Ce que nous proposons pour diminuer les écarts et améliorer ce qui existe :

  • Réfléchir, discuter et dégager des lignes d’actions concrètes sur le développement de l’enfant durant des réunions entre parents et éducateurs.
  • Proposer un atelier de travail entre parents et éducateurs sur comment créer l’espace approprié pour que l’enfant développe au maximum ses potentialités.
  • Organiser des ateliers de créativité en mettant l’accent sur l’art comme la peinture, la musique, la danse, le théâtre ou l’expression corporelle et le jeu qui sont fondamentaux au développement sensori-moteur des enfants.
  • Favoriser une « pédagogie active » à l’intention des enfants en organisant des formations intensives sur « la transmission dans l’action éducative » pour les éducateurs.
  • Former les éducateurs sur le travail individualisé pour les enfants.

Document préparé par l’équipe des éducateurs des jeunes enfants du CEDEM sous la coordination de madame Sehenaz Hossain Saeb.

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Des espaces de réflexion et d’action

La Ficeméa (Fédération Internationale des Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active) s’est donné la mission de développer des espaces de réflexion et d’action pour les responsables des associations africaines dans le domaine de la  « Petite Enfance ».

Après l’organisation d’un atelier à Rome en 2003, un autre regroupement a pu avoir lieu fin octobre 2007 à Madagascar, grâce au soutien de l’Unesco. Alisera Ramampiandra, Yvette Poli et Albert Varier étaient les animateurs d’un atelier qui a réuni une vingtaine de personnes. Une partie venait du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Niger, du Sénégal et du Togo. Certaines d’entre elles sont membres du « réseau africain francophone Prime Enfance » (RAFPE), créé à Ouagadougou en 1996. Participaient aussi à cet atelier des membres du Réseau Océan Indien Prime Enfance (ROIPE), créé en 1999 à Antananarivo. Le groupe Petite Enfance de l’Océan Indien comprenant 10 participants dont 5 de Madagascar, 1 de l’lle Maurice, 1 des Comores, 1 de Mayotte et 2 des Seychelles.

L’atelier a permis à ces personnes de cultures et d’expériences différentes, mais toutes concernées par la défense des intérêts de la Petite Enfance, de mettre en commun leurs réflexions et leurs propositions pour améliorer le sort des jeunes enfants et de leur famille en centrant les débats autour de la question :

Quel comportement doit avoir l’adulte pour que l’enfant développe au maximum ses potentialités ?

L’atelier était centré sur cette vraie question posée aux pédagogues puisqu’il s’agit de déterminer ce qui, dans l’éducation d’un enfant, revient à la transmission et quelle est la part de l’apprenant dans le développement de sa créativité.

Le public composé de personnes ayant l’expérience du terrain et de la direction d’animateurs, déjà engagées dans la voie de « l’éducation active » était capable de faire un pas de plus en vue d’animer des formations de formateurs et de rédiger des recommandations bien nécessaires pour que le slogan : « l’enfant au centre des apprentissages » ne reste pas un voeu pieux.

Le travail de l’atelier

Deux situations complémentaires ont été vécues :

Des groupes de réflexion mixtes (Afrique, Océan indien) se sont centrés sur 3 angles d’approche : la connaissance de l’enfant et de ses besoins, la définition des objectifs de l’éducateur enfin les pratiques pédagogiques, tant dans la famille qu’en institution ;

En premier lieu c’est la connaissance de l’enfant de 3 à 6 ans qui a retenu l’attention des participants. L’essentiel mis en évidence, c’est qu’à cet âge l’enfant peut faire un certain nombre de choses, il peut inventer des postures, des manipulations. Quand il ne dort pas, l’enfant est spontanément en activité ; l’éducation doit s’appuyer sur cette activité. D’autre part, il convient de lutter pour l’application effective des droits fondamentaux de l’enfant : sécurité, santé, alimentation, éducation. Enfin il ne faut pas craindre de faire droit à des besoins qui peuvent apparaitre à première vue comme contradictoires : besoin d’activité et besoin de repos, besoin de sécurité et besoin de découverte, besoin de liberté et besoin de limites. En réalité une analyse plus fine montre qu’ils sont plus complémentaires qu’opposés. En tout état de cause, il faut se pénétrer de l’idée qu’un besoin ne peut pas se supprimer. Un besoin insatisfait crée des perturbations dans le développement. Or chaque enfant a ses propres ressources ; les identifier aide les adultes à adapter leurs interventions auprès des petits, mais en outre les capacités psychiques de ces derniers en sortent renforcées.

Le deuxième point abordé concernait les objectifs de l’éducateur : c’est dans les propositions que celui-ci fait que s’incarnent les objectifs. Ceux-ci doivent se concevoir et s’ordonner en vue du résultat final, à savoir un adulte « réussi ». Chacun peut s’en faire une image différente mais il importe qu’elle soit consciente : quelle représentation ai-je d’un enfant ? de l’enfance ? d’un adulte réussi ? bâti autour de quelles valeurs ? Comment rendre cohérentes toutes ces représentations ? Concernant la définition par l’éducateur de ses objectifs, une remarque préliminaire a fait l’unanimité des participants : les objectifs doivent viser les compétences (savoir, savoir-faire) et les valeurs (rigueur, ouverture aux autres).

Les compétences peuvent se construire à travers des apprentissages organisés. Les valeurs, elles, s’acquièrent en vivant selon certaines exigences. Parmi les objectifs faisant consensus, on peut noter :

–    aider l’enfant à devenir un adulte complet, ouvert, tolérant ayant un comportement responsable ;

–    acquérir des habitudes d’exactitude, de rigueur dans le travail ;

–    apporter un soin particulier à développer l’esprit de créativité et d’initiative ;

–    préparer l’enfant à affronter les phénomènes sociaux, y compris la violence, en respectant les approches particulières, liées à son âge, qui lui sont propres ;

–    enfin satisfaire à la « commande institutionnelle » tout en ne transigeant pas sur ses propres objectifs éducatifs : c’est possible, même si c’est difficile.

Enfin ce sont les pratiques pédagogiques dans les institutions et les familles qui ont été questionnées. L’éducation est souvent conçue d’une manière dogmatique, peu favorable au développement des capacités de coopération, d’initiative, de créativité… Comment faire, dans la famille et dans les structures qui accueillent des jeunes enfants, pour que les éducateurs résistent aux idées communément partagées ?

D’abord en favorisant une collaboration étroite entre l’école et la famille afin d’instaurer un dialogue permanent entre parents et éducateurs.

Ensuite en acceptant que l’enfant vive son enfance : l’accompagner, le soutenir, le stimuler en utilisant les ressources du milieu pour enrichir la palette des activités possibles.

Enfin en privilégiant la représentation qui considère que l’école est un lieu de vie où l’adulte est un organisateur qui suscite la coopération : en mettant les enfants en petits groupes de vie « à leur taille », en développant des projets qui nécessitent des relations entre les enfants et avec leurs familles.

Quoi qu’il en soit, l’éducateur doit constamment exercer son esprit critique et se méfier de la routine.

Les pratiques de l’atelier

Après ces échanges fructueux, les participants se sont exercés à quelques pratiques d’activités développant des situations où la prise d’initiative, la créativité, l’invention sont indispensables : l’exploration et l’utilisation du milieu, la pratique de la musique ou des parcours d’équilibre et d’adresse ou encore des jeux, des contes et des récits ont permis pendant une dizaine d’heures de mettre en lumière l’apport de l’animateur et la part d’invention laissée aux participants. Ces expériences ont été vécues avec beaucoup de plaisir et elles ont permis d’illustrer par des situations concrètes les propos plus abstraits des groupes de réflexion.

En outre une conférence sur la maturation du cerveau faite par la directrice (pédiatre) des unités Mère-enfant du CHU de Tananarive a inscrit les travaux de l’atelier dans les dernières découvertes des neurosciences.

L’ensemble des propositions de travail a été très apprécié des participants.

Les cinq idées-force

II n’est pas superflu de développer les cinq idées-force retenues au terme de cet atelier car elles constituent l’expression de préoccupations communes par-delà les différences de contextes.

  1. Chaque adulte-éducateur doit s’interroger pour clarifier les objectifs qu’il poursuit en vérifiant que ses pratiques vont bien dans le sens qu’il souhaite.
  2. Entre les deux attitudes de l’éducateur (privilégier les transmissions et organiser la vie et son cadre), il est préférable de choisir la seconde car elle correspond mieux à la réalité du développement des personnes. II vaut mieux utiliser des méthodes qui mobilisent les capacités des apprenants, les méthodes de « l’éducation active ». L’essentiel de l’action éducative pour les 3-6 ans doit partir de situations réelles de la vie courante.
  1. Cet enfant a essentiellement besoin d’activités et de relations humaines. Les apprentissages trop précoces ne sont pas bénéfiques. Les objectifs du préscolaire ne sont pas ceux de l’école. Le jeu est l’activité fondamentale de l’enfant à cet âge.
  1. Le petit nombre favorise les échanges entre enfants. Les adultes accueillants doivent dialoguer avec les enfants afin que ceux-ci aient le sentiment d’être reconnus, estimés, compris. Cela n’interdit nullement la formulation d’interdits : l’enfant a besoin de règles. L’adulte doit les rappeler et les faire respecter mais dans un rapport de personne à personne.
  1. Les professionnels doivent faciliter les relations parents enfants car l’amour des parents est fondamental pour le développement des enfants. Ils doivent être des militants de l’éducation parentale : les parents sont souvent inquiets quant au jugement qu’on porte sur eux. Un accueil chaleureux peut leur faire beaucoup de bien.

II est inutile d’insister sur l’intérêt de pareils regroupements pour améliorer le sort des jeunes enfants et de leur famille. La formation de personnels qualifiés est décisive pour développer une politique Petite Enfance guidée par l’ambition du développement général de la société grâce à la qualité de la prime éducation.

Yvette POLI, pour la Ficeméa

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Actes du Forum Mondial à Madagascar “Construire une citoyenneté active pour un monde durable”

Présentation du Forum Mondial de la Ficeméa à Madagascar du 6 au 11 novembre 2007

« CONSTRUIRE UNE CITOYENNETE ACTIVE POUR UN MONDE DURABLE »

La Ficeméa (Fédération Internationale des Ceméa) OING du secteur de l’économie sociale intervient dans les champs de l’action éducative, sociale et culturelle.

Elle réunit une quarantaine d’organisations de 30 pays différents qui touchent, dans le monde, plus de 100 00 acteurs sociaux et/ou jeunes chaque année à travers des activités très diversifiées (formations de travailleurs sociaux, insertion sociale et professionnelle des jeunes, formations des enseignants, des personnels de santé mentale, accompagnement culturel des publics jeunes, accueil de la petite enfance, formations d’animateur aux structures de loisirs, insertion par l’économique….).

La Ficeméa bénéficie :

- du statut d’OING consultatif auprès de l’UNESCO,

- du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe,

- et elle est accréditée auprès de l’OIF.

La Ficeméa a organisé à Madagascar, en novembre 2007, un Forum mondial dont la problématique et l’enjeu était la question de la place du développement durable dans les enjeux de la sociétédu XXIème siècle.

L’ONU a proclamé une décennie d’action sur cet enjeu. Elle en a confié la gestion à l’UNESCO. Mais la FIcemea constate que les recherches menées ne prennent pas suffisamment en compte le bien être des humains ni la durabilité du développement. Elle en conclut qu’il faut former les citoyens :

- pour qu’ils aient les moyens de peser sur les choix des décideurs économiques et politiques.

- et pour qu’ils modifient eux-mêmes leurs propres pratiques.

L’action éducative que la FIcemea veut développer vise en effet la construction de connaissances et la mise en place de comportements, individuels et collectifs, indispensables aux transformations sociales et culturelles nécessaires pour inverser les tendances actuelles.

Le Forum mondial a donné la parole aux experts, mais aussi et d’abord, aux praticiens qui ont expérimenté, dans une dizaine de pays, des « bonnes pratiques » d’éducation au développement durable.

Ce Forum “concluait” un chantier que la Ficeméa avait conduit sur ce thème depuis 2005 avec le soutient actif de l’UNESCO et de l’Organisation Internationale de la Francophonie…

Thème

“L’éducation au développement durable à travers l’éducation à la citoyenneté”.

Ces deux dimensions sont en interaction constante, pour atteindre les changements de comportements des citoyens et des décideurs.

Le forum a donc défini des recommandations pour mettre en oeuvre des pratiques, c’est-à-dire des « activités de démonstration », des initiatives, projets ayant trait à l’éducation pour le développement durable.

Ces activités de démonstration illustrent des bonnes pratiques et contribuent à renforcer les dimensions éducatives innovantes de ce développement.

Les recommandations ont été transmises aux autorités et aux acteurs de l’éducation en vue du développement durable qui interviennent au quotidien.

A cet objectif de sensibilisation, la Ficemea s’est donné comme tache de définir les contenus d’une mallette pédagogique d’outils didactiques destinés aux éducateurs pour soutenir leur action. Elle permettra de construire des connaissances chez les apprenants et à transformer des comportements en stimulant des liens entre les situations d’apprentissage et la communauté de base.

Contenus du Forum

Le Forum mondial a été organisé sur 5 jours autour des contenus suivants :

- Deux conférences publiques permettant des positionner des enjeux avec des interventions de Mme Rasolofoharinoro, Maitre de Conférences à l’Université d’Antananarivo et de M. Walter Fornasa, Professeur à l’Université de Bergame en Italie.

- Des ateliers de réflexions sur 6 thèmes :

● éducation pour le développement durable et expérience personnelle

● mobilisation et mise en synergie des acteurs économiques et sociaux pour une dynamique forte d’EDD.

● développement de la capacité des apprenants à anticiper, à se projeter dans l’avenir pour modifier les comportements.

● réflexion sur les supports pédagogiques les mieux adaptés aux milieux et aux publics visés ?

● liens entre patrimoine, savoirs et culture locale et EDD

● démocratie active et développement durable.

- Des visites-découvertes d’expériences, de projets de terrain pour confronter les approches du Forum avec le milieu environnant.

- Une bourse aux outils didactiques avec présentation de ces outils et analyse de leur utilisation pour construire la mallette pédagogique.

- Un temps public de conclusions et de recommandations.

Participants

Une centaine de personnes ont participé à ce forum :

- 65 étaient des porteurs de projets, des acteurs de terrain et les délégués des associations membres de la Ficeméa originaires de 34 pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique Latine, de l’Océan Indien et du Proche Orient (dont 19 pays membres de la Francophonie)..

- 15 experts et représentants d’autorités publiques et d’organisations internationales.

- 20 représentants d’ONG engagés dans des projets de développement durable de l’Océan Indien.

Téléchargez ci-dessous le document complet des actes du Forum Mondial « Construire une citoyenneté active pour un monde durable » d’Antananarivo (Madagascar) du 6 au 10 novembre 2007.

Sommaire

1. Séance d’ouverture du Forum Mondial le 6 novembre 2007 • Intervention de Rodin Ramanalinarivo, Président des Ceméa Madagascar • Intervention de Madame Ranoromahanina Adjointe au Maire de la Commune d’Ankadikely • Intervention de Monsieur Rabenasandrata du Ministère de l’Education Nationale de Madagascar • Intervention de Eliane Deproost, Présidente de la Ficeméa • Intervention de Jean-Marie Michel, Secrétaire Général de la Ficeméa

2. Conférences • Madame Rasolofoharinoro • Monsieur Walter Fornasa

3. Rapports des ateliers thématiques • Atelier 1 « L’agir et l’expérience personnelle sont essentielles pour l’EDD » • Atelier 2 « Cultiver la capacité d’anticipation dans les démarches d’éducation pour l’EDD » • Atelier 3 « Démarches d’apprentissage et outils didactiques pour l’EDD » • Atelier 4 « La synergie des acteurs, facteur d’efficacité pour le développement durable » • Atelier 5 « En quoi la protection et la promotion de la diversité du patrimoine culturel est une condition au développement durable ? » • Atelier 6 « Démocratie active et développement durable »

4. Séance de clôture du Forum Mondial • Présentation des conclusions du Forum et des propositions de la Ficeméa, Jean-Marie Michel, Secrétaire Général de la Ficeméa, • Intervention de Roger Dehaybe • Intervention de Monsieur Rabenasandrata • Intervention de Rodin Ramanalinarivo, Président des Ceméa Madagascar

5. Annexes • Listing des participants, • Programme du Forum Mondial • Articles de presse

Actes Forum

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Publié dans Forum 2007 Madagascar, Non classé

Synthèse des séminaires régionaux

À partir des témoignages relatifs aux situations rencontrées dans les pays respectifs des associations membres de la Ficeméa, le séminaire a permis d’élaborer un positionnement et un plan d’action politique pour la Ficeméa prenant en compte des différentes problématiques du séminaire.

Le document suivant retrace de manière synthétique les éléments de contexte, les positionnements et les perspectives élaborés lors des séminaires régionaux concernant les quatre thématiques du séminaire :

  • L’enseignement obligatoire et non obligatoire : Un projet de la francophonie.
  • Les loisirs éducatifs dans l’éducation non formelle
  • Éducation culturelle et diversité culturelle
  • La marchandisation de l’éducation par les médias

Synthèse des séminaires régionaux

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Séminaire régional européen

 

 

 

 

 

 

 

Rapport Séminaire Commission Europe

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Séminaire régional sur la marchandisation de l’éducation à Porto Novo au Bénin en mars 2014

 

Du 13 au 16 mars 2014 s’est tenu, dans les locaux du CAEB (centre des activités éducatives du Bénin) à Porto Novo au Bénin, le premier séminaire préparatoire à la rencontre international en novembre invitant à une réflexion sur la marchandisation de l’éducation.

Cette rencontre fut un évènement très important pour notre fédération, la zone Afrique ne c’était pas réuni depuis 7 ans. Ce premier séminaire de la Ficeméa est un succès, il a permis un croisement des activités des associations membres en vue de développement de partenariat.

Cette rencontre réaffirme, plus que jamais, l’engagement militant qui est la force de nos associations et de notre fédération. Ce séminaire renforce notre adhésion partagée aux valeurs éducatives et notre vision politique de l’éducation comme moteur de développement et de transformation sociale.

22 personnes de 4 pays : Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal et Bénin ont travaillé, avec engouement, sur un état des lieux du processus de marchandisation de l’éducation à l’œuvre dans les pays. Des contributions d’Algérie et du Gabon ont complété l’état des lieux dressé pendant ces intenses jours de travail. Les associations ont dégagé des perspectives, des enjeux, des points de convergence et de divergence sur la situation. Cette fructueuse rencontre a permis de construire un positionnement commun sur cette question, de proposer des alternatives.

Les premiers éléments que nous pouvons évoquer sont une convergence des situations dans la région tant au niveau de l’éducation formelle et non formelle, un besoin de reconnaissance des organisations par les Etats et la force militante des associations membres.

La Fédération salut les participants de ce séminaire et souhaite des débats aussi riches pour les prochains séminaires à Madagascar du 1 au 3 mai et en Italie du 5 au 8 octobre.

Rapport du Séminaire de la Commission Afrique

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Photos de la journée Publique à Bruxelles, 4 novembre 2014

 

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Publié dans Photos

“Éduquer et former, sous la dictature du marché du travail” Par Nico Hirtt !

Le discours dominant sur l’éducation considère celle-ci comme un « capital humain », dont
le développement serait profitable à la fois aux individus (employabilité) et aux sociétés
(croissance économique). Ce discours idéologique a pour fonction principale de justifier
une adéquation fine de l’école aux évolutions du marché du travail. Or, l’étude des
documents les plus récents de l’OCDE et de l’Union européenne révèle que cette évolution
engendre, non pas un développement quantitatif ou qualitatif de l’enseignement, mais sa
polarisation et son repli sur les « compétences » de base

Publié dans L’Ecole démocratique n° 55, septembre 2013!

Lire l’intégralité du texte Éduquer et former sous la dictature du marché (Hirtt)

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Publié dans Marchandisation de l'éducation, Ressources sur la marchandisation

L’appel de Bruxelles

l’Appel de Bruxelles. mai 2008

« L’appel de Bruxelles », une réponse à une urgence internationale
L’enthousiasme avec lequel les différents pays et organisations concernées ont répondu à l’invitation du gouvernement de la Communauté française de Belgique de venir discuter à Bruxelles de « l’Etat, régulateur des services de l’éducation », témoigne qu’il s’agit d’une préoccupation réelle et partagée.
Les personnalités originaires de 50 Etats, du Nord comme du Sud et de 10 organisations régionales et internationales, dont l’Unesco, ont adopté le 23 mai 2008 la déclaration « pour qu’une action volontaire soit entreprise » en vue d’une régulation de l’éducation par les Etats, et salué l’initiative de la CFB, comme répondant à une urgence internationale.
« L’appel de Bruxelles » marque une étape dans un long processus de réflexion et de sensibilisation entrepris auprès des gouvernements, des institutions internationales et de la société civile pour la défense de l’éducation comme bien public.

LES PAERTICIPANTS LANCENT UN APPEL POUR QU’UNE ACTION VOLONTAIRE SOIT ENTREPRISE POUR
1. Encourager les États à s’engager à :
• maintenir et à développer un service public d’éducation équitable et de qualité et veiller à ce que les services privés agréés par l’autorité publique répondent aux mêmes objectifs ;
• développer des outils de pilotage et de contrôle du système éducatif dans son ensemble visant à mesurer en continu la qualité des services éducatifs offerts et, le cas échéant à prendre les mesures nécessaires au maintien de cette qualité ;
• veiller au respect de la pertinence de l’offre éducative par rapport à l’identité linguistique et culturelle, aux besoins locaux de développement et à la cohésion sociale, notamment en favorisant la gestion participative.

2. Favoriser un dialogue international entre les différentes parties prenantes en matière d’éducation et de formation par la mise sur pied d’un réseau de collaboration, notamment entre pays du Sud, qui pourrait avoir pour missions :
• d’analyser les évolutions des offres de services d’éducation et de formation tant publics que privés et d’en évaluer l’impact en termes de respect des engagements internationaux déjà souscrits par les autorités publiques ;
• d’identifier dans tous les continents et régions les expériences réussies en développant la recherche, en collectant des informations comparables quant à l’offre, au financement et aux résultats des services d’éducation privés (mesure des effets des financements privés sur les systèmes nationaux d’éducation, partenariats publics-privés, …) ;

3. Renforcer le partenariat multi-acteurs, et des lors la collaboration entre les différentes autorités publiques et les instances internationales, en y associant la société civile et les organisations professionnelles, en vue de permettre aux gouvernements de se doter des moyens législatifs et règlementaires facilitant une régulation efficace des services d’éducation et de formation tant publics que privés, et d’en assurer la mise en oeuvre ;

4. Veiller à ce que les partenaires dans le domaine du développement considèrent l’assurance qualité, reconnue de manière universelle, comme un élément essentiel de la réforme du système éducatif à tous les niveaux, et ce, en tenant compte de la réalité de chaque pays;

5. Encourager les organisations intergouvernementales, régionales et mondiales, et non-gouvernementales, ainsi que les autres acteurs de la société civile, à soutenir cet Appel ;

6. Inviter l’UNESCO à poursuivre la réflexion quant au rôle de l’État comme régulateur des services de l’éducation, notamment lors de la Conférence Internationale de l’Éducation à Genève (novembre 2008) et à favoriser, à ce sujet, l’échange d’expertises et d’expériences

Pour lire l’intégralité du document cliquez ici régulation_système_éducatif_interieur

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Publié dans Marchandisation de l'éducation, Ressources sur la marchandisation

Présentation du Forum Européen de la Jeunesse

Le European Youth Forum (Forum européen de la Jeunesse – YFJ) est la plate-forme des organisations de jeunesse en Europe. Il représente 99 organisations de jeunesse qui sont des Conseils nationaux de Jeunesse ou des Organisations internationales non gouvernementales de jeunesse. Nous sommes convaincus que les organisations de jeunesse permettent d’encourager et de soutenir les jeunes dans la réalisation de leurs objectifs, de renforcer leur pouvoir au sein de la société mais aussi de les impliquer au sein de celle-ci. Le Forum Jeunesse regroupe des dizaines de millions de jeunes à travers l’Europe qui sont organisés de manière à représenter leurs intérêts communs.

Le Forum Jeunesse œuvre au renforcement des capacités des jeunes pour leur permettre de participer activement à la société et d’améliorer leurs conditions de vie, en représentant et en défendant leurs droits et leurs intérêts ainsi que ceux de leurs organisations. Dans le contexte politique et social incertain qui les affecte aujourd’hui , les jeunes peuvent être de puissants catalyseurs de changements positifs et apporter des solutions originales et innovatrices aux problèmes traversés par l’Europe.

Pour surmonter les défis rencontrés par les jeunes, le Forum européen de la Jeunesse a trois grands objectifs:

  • une plus grande participation des jeunes
  • des organisations de jeunesse plus fortes
  • une plus grande autonomie et et une plus forte inclusion des jeunes dans la société

Fort de ces objectifs, le Forum Jeunesse poursuivra ses actions de plaidoyer pour devenir un maître de l’ordre du jour pour tout ce qui a trait aux affaires de jeunesse, pour renforcer le pouvoir des organisations membres afin qu’elles maximisent l’impact de leur expertise, et appliquer une approche fondée sur les droits dans tout ce qu’il entreprendra.

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Publié dans Youth Forum