L’assemblée Générale de la FICEMEA s’est tenue à Saint Herblain en France les 28 et 29 octobre 2024. C’est en présence de 23 personnes, issues de 16 organisations membres et représentant 14 pays que l’instance a pris connaissance des travaux et budgets engagés, en cours et à venir.
Au cours de cette Assemblée Générale, les membres ont approuvé les formalités administratives et financières de la fédération ainsi que d’autres dossiers qui sont en cours et à venir. Les membres du Conseil d’Administration s’étant réuni lors d’un Séminaire de 4 jours en juillet 2024 à Bruxelles, de nombreux dossiers étaient au travail et ont pu être présentés.
Photo du Conseil d’Administration – Séminaire de juillet 2024 à Bruxelles
Parmi les nombreux échanges lors de cette Assemblée Générale, les membres de l’instance ont notamment pu prendre connaissance du recrutement d’un nouveau délégué permanent – Sylvain DALA dont la prise de poste est annoncée au 1er novembre 2024. L’instance s’en félicite et s’encourage à l’accompagner dans sa mission et à redynamiser les actions de la fédération. Pour ce faire, lors de l’Assemblée Générale, les membres de l’instance ont travaillé en groupe au calendrier des évènements de 2025, à leurs modalités organisationnelles et logistiques et à la mise en œuvre de plaidoyers et de ressources pédagogiques.
Photo d’un des groupes de travail – Assemblée générale octobre 2024
Photo : Productions des groupes de travail – Assemblée générale octobre 2024
Les membres du Conseil d’Administration remercient l’ensemble des membres de la Fédération et poursuivent les orientations prises lors de cette Assemblée. A l’avenir, la réflexion engagée autour des visas va également se poursuivre. Effectivement, des membres n’ont pas pu se rendre comme prévu à l’Assemblée générale, faute de visa, ce qui interpelle le réseau et impacte le déploiement des actions à l’international.
Les résultats électoraux du 9 juin confirment globalement une poussée de l’extrême-droite en Europe, inédite en France. On pourrait y voir le résultat d’une politique sociale affligeante accompagnée d’une banalisation de thèmes réactionnaires ces dernières années, au prétexte d’y faire front.
Les horizons politiques sont bousculés et confirment d’importants dangers pour les démocraties.
Les éducateurs (parents, enseignants, animateurs, travailleurs sociaux, …) ne peuvent qu’être inquiets du programme rétrograde de la vague brune, « choc des savoirs » mais en pire : limitation des apprentissages aux fondamentaux et à une histoire nationale revisitée, renforcement de l’orientation précoce des élèves, remise en cause d’une filière secondaire ouvertes à toutes et tous, suppression de l’enseignement des langues et cultures d’origine, port de l’uniforme à l’école, reprise en main de la formation, du contenu et des modalités des enseignements… Les autres lieux d’éducation moins formelle, de culture, de loisirs ne sont pas épargnés…l’ensemble visant la « restauration du principe de transmission et de l’autorité ». Promesse d’une politique éducative au pas de l’oie, alliant conservatisme pédagogique, promotion de la préférence nationaliste et sélection au mérite. Au prétexte de « rétablir l’excellence éducative », c’est une violente ségrégation sociale qui serait renforcée, associée à la promotion de valeurs rances. Ces options sont aux antipodes de l’Éducation nouvelle, rassemblée autour de pratiques, d’orientations et de principes communs, propres à fonder une autre éducation au regard des enjeux du siècle. Elles sont aussi aux antipodes des valeurs de toutes celles et ceux qui militent pour une vie digne pour tous, pour une bifurcation du monde vers la construction d’un nouvel ordre social. Cf le Manifeste de Convergence(s) pour l’Éducation Nouvelle https://ln.cemea.org/manifeste-2 Notre époque appelle en effet à une démocratisation élargie de l’accès à une culture commune et émancipatrice dans un monde complexe et mouvant, à développer l’esprit critique vis-à-vis d’un flux informatif permanent et incontrôlé, à promouvoir une école qui réponde à des perspectives politiques et transformatrices à visée émancipatrice, à développer des rapports de coopération et de compréhension réciproque entre nos communautés d’appartenance et entre les peuples, pour un monde pacifié où prévaut – contre tous les égoïsmes, replis identitaires et prédations – le souci du bien commun. A l’heure où notre rapport à l’autre, à une altérité incluant notre rapport au vivant, est fortement dégradé, où la crise climatique creuse encore davantage les inégalités, nous avons besoin de solidarités fortes.
Face au danger, nous appelons les Éducateurs à faire front : demain reste à écrire !
Convergence(s) pour l’Éducation Nouvelle est un collectif qui rassemble plus de 100 organisations (associations nationales et locales, fédérations internationales) de plus de 35 pays du Monde. Toutes se réfèrent aux principes de l’Éducation Nouvelle. https://convergences-educnouv.org/Contact : jean.luc.cazaillon@cemea.asso.fr
Rendu public le 1er novembre 2022 à l’occasion de la séance de clôture des biennales, il est un élément majeur d’un projet politique partagé. Le manifeste constitue le socle commun des organisations mobilisées au sein de Convergence(s) mais également de toutes celles qui souhaiteront intégrer cette dynamique internationale.
Une séance d’ouverture avec une conférence de Bernard Charlot, une séance de fermeture avec Philippe Meirieu et Laurence De Cock, et tout le long des ateliers, des rencontres, des expositions et des moments de flâneries pédagogiques. Chaque participant·e pourra également contribuer à l’animation en proposant débat et rendez-vous.
Les inscriptions se feront auprès des Ceméa Belgique à partir du 1er septembre. L’hébergement est assuré en auberge de jeunesse en chambres de 2 personnes. La Biennale se tiendra sur le campus du CERIA à Anderlecht, une des 19 communes de la région Bruxelloise. Le tarif, pour les membres adhérents à un des mouvements, est de 180 € pour les quatre journées comprenant l’hébergement et une partie de la restauration.
Dès leur origine, les mouvements d’Éducation Nouvelle se sont développés dans différents pays sur plusieurs continents et ont organisé des rencontres entre pédagogues et penseurs de tous horizons. La Fédération Internationale des Ceméa, la Fédération Internationale des Mouvements de l’École Moderne (FIMEM) et Lien International d’Éducation Nouvelle (LIEN) seront présents afin de poursuivre la complémentarité entre les différentes échelles d’action locales, nationales et internationales.
La « petite histoire » des mouvements partenaires CEMEA, CRAP-Cahiers Pédagogiques, FESPI, FICEMEA, FIMEM, GFEN, ICEM- Pédagogie Freinet et le LIEN, qui ont annoncé le 6 mars 2021 la naissance de « Convergence(s) pour l’Education Nouvelle », fait écho à « la grande histoire » du premier congrès de la Ligue Internationale de l’Education Nouvelle (Calais 1921). Tout en marquant le centenaire de ce premier congrès, les organisations partenaires lancent pour le XXIe siècle une dynamique de portée internationale pour s’ouvrir aux organisations de tous pays qui agissent au quotidien selon de mêmes principes et valeurs. Recréer ce grand élan, ce bouillonnement fécond, cet art de la dispute, réenchanter le monde, dynamiser nos capacités d’émerveillement sans rien lâcher sur le fond, telles sont les ambitions fondatrices de Convergence(s).
Après Poitiers en 2017 et 2019, il y aura la Biennale à venir, en 2022, en France ou en Belgique. Mobilisant des militantes et des militants, elle jouera son rôle d’espace ouvert et dynamique permettant, en confiance : la connaissance, la confrontation, l’échange, la dispute et l’émerveillement ! Elle sera la première à s’ouvrir à d’autres organisations qui mettent en œuvre au quotidien les principes et les valeurs de l’éducation nouvelle tout en inscrivant parfois leurs projets associatifs dans des logiques politiques différentes de celles des organisations fondatrices car c’est ensemble que nous devons donner à Convergence(s) l’amplitude politique nécessaire pour réenchanter le monde et le transformer.
Le rapport d’activité de la FICEMEA est à découvrir ici
2019 a été l’année de la publication des travaux communs des membres de la FICEMEA, la promotion de l’Education Nouvelle à l’échelle internationale, la constante sensibilisation à la marchandisation de l’éducation, et l’arrivée de nouveaux membres de différents continents !
Du 10 au 13 février 2020, se sont retrouvé.es à Liège, Belgique, une grande partie des représentant.es des organisations membres de la FICEMEA !
Un moment de
réflexion, de partage et d’internationalisme, recette préférée
de la Fédération.
Les objectifs de cette rencontre étaient de construire ensemble demain, de nouveaux modes de diffusion de nos outils et de nos pratiques, de repenser le fonctionnement interne de notre réseau et de continuer à faire valoir et apprécier nos principes à l’échelle internationale !
L’occasion de pouvoir analyser ensemble le contenu de la mallette de la FICEMEA comportant les différentes publications produites par les membres de notre réseau, et permettre de voir germer de nouvelles idées collectives de diffusion de nos outils !
Grâce à leurs échanges fructueux, les membres ont mis en place une nouvelle stratégie de fonctionnement et de communication, avec le souhait d’élargir le réseau de la FI et de renforcer la capacité de développement propre de chaque commission régionale de notre fédération !
Une chose est sure, les membres de la FICEMEA confirment l’importance
de développer des partenariats à échelle globale, de continuer la
poursuite de création de ponts entre nos pays et nos cultures,
richesse de notre mouvement !
Nous vous invitons à suivre de près les projets de la FICEMEA, qui
fait peau neuve, qui développe tant de projets communs aujourd’hui
et est bien déterminée à continuer demain !
Père Pedro Opaka, pour son combat contre la grande pauvreté à Madagascar.
Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne spécialisée dans la défense des droits de l’Homme et des libertés fondamentales
Cette sélection s’est opérée à partir des 238 propositions adressées par des jeunes de 13 nationalités (Burkina Faso, Egypte, Madagascar, Togo, Colombie, Canada, Etats-Unis, Cambodge, Inde, Liban, Espagne, Irlande, France). Pour toute information et participerau vote : rendez vous sur le site des Cemea France
Coordination Sud “propose des ressources et outils pour que les organisations questionnent les rapports sociaux fondés sur le genre dans les différentes composantes de leur association (projet associatif, gouvernance, ressources humaines, communication) et puissent déceler les stéréotypes, les discriminations et les violences afin de les contrer.”
Coordination propose ce guide sous forme d’auto-évaluation de son organisation, et d’envisager des pistes d’actions afin de permettre une transformation de son organisation.
Le guide complet est disponible en cliquant sur l’image
Le guide de communication égalitaire rédigé par les contributions des membres de la FICEMEA est mentionné en ressources complémentaires de ce guide (Approche Genre par Coordination Sud) :
Guide de Communication Egalitaire disponible : ici
Cet article est disponible sur le site de Solidarité Laïque : ici
Une éducation pour toutes et tous, mais à quel prix ? En investissant dans la société privée Bridge International Academies (BIA), la France met en danger la qualité de l’éducation de milliers d’enfants. Solidarité Laïque avec 12 organisations lance l’alerte.
Le soutien de la
France à la chaîne d’écoles commerciales à l’international, Bridge
International Academies, écorne son objectif de défense du droit à
l’éducation et participe à la mise en péril des objectifs d’éducation
gratuite de qualité accessible à toutes et tous.
Aujourd’hui les défenseurs de
l’éducation publique de qualité soumettent une alerte au mécanisme des
Nations Unies du Comité examinant les obligations des Etats vis-à-vis de
l’ensemble des droits garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).
Qu’est ce que Bridge International Academies ?
La société privée Bridge International Academies
(BIA), filiale de l’entreprise américaine NewGlobe Schools Inc.,
déploie un modèle de chaîne d’écoles à bas coûts dans les pays pauvres,
dont les pratiques contreviennent aux normes admises pour une éducation
de qualité. Les investisseurs de BIA comprennent
des investisseurs privés notoires tels que l’Omidyar Network, la
Zuckerberg Education Ventures et Bill Gates, et plusieurs agences d’investissements américaines et européennes. Leur objectif étant avant tout lucratif, leur modèle éducatif a des impacts négatifs sur le droit à l’éducation de milliers d’enfants, ce que plusieurs études ont démontré.
Proparco est la filiale de l’Agence
Française de Développement (AFD) dédiée au secteur privé et oeuvre à ce
titre pour le développement des pays du Sud. En 2015, elle a investi
dans l’entreprise multinationale d’enseignement Bridge International
Academies (BIA) par l’intermédiaire du fonds d’investissement Novastar
East Africa Fund.
Pourquoi le financement de la France dans Bridge International Academies doit nous alerter !
La responsabilité du droit à
l’éducation de qualité incombe avant tout aux États mieux à même de
fournir une éducation gratuite, accessible à tous, en particulier pour
les groupes vulnérables. L’Etat français doit donc orienter l’aide
publique au développement et les politiques de coopération solidaire
pour soutenir en priorité une éducation publique prodiguée par les Etats
et des actions d’équité, en conformité avec le Droit international et
tendant à réduire les inégalités.
La France doit se « retirer le plus tôt possible de ses investissements dans Bridge International Academies […] et s’acquitter pleinement de ses obligations et responsabilités légales » en matière de droits humains. Elle doit « mettre
en place des mécanismes efficaces [..] pour l’aide au développement
afin de prévenir la récurrence d’investissements ayant des impacts
négatifs similaires » et « pour favoriser le soutien à l’éducation publique et le respect du droit à l’éducation, conformément aux Principes d’Abidjan ».
Voilà pourquoi face à ces constats
d’un encouragement à la marchandisation de l’éducation, à un système
renforçant les inégalités et même la ségrégation sociale, plusieurs
organisations de la société civile, ONG, associations de défense des
droits de l’Homme ont alerté la France et PROPARCO depuis plus de 2 ans
sur les agissements de BIA. Malgré la confirmation des préoccupations de
la société civile par le Compliance Advisor/Ombudsman, le mécanisme de
plainte indépendant de la Banque Mondiale qui a soulevé de « graves préoccupations »
concernant l’engagement de celle ci auprès de BIA, la France n’a à ce
jour entrepris aucune action pour remédier aux impacts négatifs de son
investissements dans BIA.
La pré-session durant laquelle la France sera examinée par le Comité en amont de l’examen final aura lieu mardi
prochain, le 10 mars. La Coalition Education et Solidarité Laïque
seront en mesure de participer à distance à la pré-session pour porter
notre message
commun.
Nous vous invitons également à vous mobiliser durant cette matinée sur les réseaux sociaux !
La liste des points finaux qui seront soulevés par le Comité auprès de la France durant son examen sera disponible environ 10 jours après la pré-session. Nous vous tiendrons informés des résultats et continuerons à coordonner la mobilisation après cela.