Groupe thématique petite enfance (GTPE) Sénégal

GUIDE METHODOLOGIQUE
Conception, réalisation et utilisation d’outils
pédagogiques pour le développement de la petite enfance

 

AVANT PROPOS
Les enseignants du préscolaire en général, et les éducateurs préscolaires exerçant dans les structures communautaires en particulier, sont confrontés à un déficit criard de matériels didactiques dans les classes. Cette situation les oblige à recourir à l’achat de jouets pouvant quelques fois nuire à la santé de nos enfants, car contenant souvent des produits nocifs .Il s’y ajoute la difficulté d’utiliser ce dit matériel à des fins pédagogiques.
Pourtant, les activités manuelles jouent un rôle important dans le développement de l’enfant car elles permettent aux tout-petits de satisfaire leur besoin naturel d’expression et de création. Toutefois certain(e)s éducateurs(trices) ne sont pas assez bien outillé(e)s pédagogiquement pour présenter aux enfants les techniques adaptées. Ce constat, indice de la négligence dont font montre ces acteurs pour les activités d’ordre manuel, découle d’un déficit de formation. Sous ce rapport, ce guide élaboré par le groupe thématique Petite Enfance du Comité National de Développement des Réseaux pour l’Education en Afrique de l’Ouest (CNDREAO), constitue pour les intervenants de la petite enfance, une source très féconde pour renforcer leurs habiletés en activités d’art plastique.
Cet outil s’appuie sur une approche ludique et offre une gamme diversifiée de techniques de fabrication d’outils pédagogiques simples, variées et adaptées.
Aussi favorise-t-il l’échange entre l’enseignant et les élèves tout en développant chez ces derniers la capacité d’observation, la coordination oculo-manuelle, l’habileté manuelle, l’intelligence, la sensibilité esthétique et l’enrichissement du vocabulaire.
Pour tout dire, ce guide, tout en participant à la formation complète du jeune être, apparaît, comme un intrant d’amélioration de la qualité des situations d’enseignement apprentissage dans ces structures communautaires.
Il est aussi, élaboré en parfaite cohérence avec les orientations définies par la nouvelle Lettre de Politique Générale pour le secteur de l’Education et de la Formation (LPG) qui préconise, tout en mettant le focus sur la qualité et l’équité, de booster le développement intégré de la petite enfance (DIPE) à travers l’offre communautaire.
C’est dire toute l’importance de ce support dans l’amélioration de la qualité, de l’environnement interne et externe de la classe. Ce guide doit être par conséquent, un document de chevet pour l’enseignant. C’est pourquoi j’invite tous les acteurs de la petite enfance et les éducateurs préscolaires en particulier, à se l’approprier pour en faire un bon usage.
Ousmane DIOUF
Directeur de l’Education Préscolaire

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Publié dans Petite enfance, Sénégal

AAEFAB : réédition du livre « L’enfance au cœur »

 

En 2002 un projet est né, initié par le président fondateur de l’AAEFAB Feu Temi Tidafi, avec le concours d’un consortium de trois ONG étrangères « EMDH ; CEMEA FRANCE ; Santé Sud »;

Le projet intitulé : Amélioration de la prise en charge de la petite enfance et la création d’un Institut Méditerranéen de la Petite Enfance (I.M.P.E.) ».

L’objectif du centre était double : capitaliser les expériences de l’AAEAFB et des experts de la petite enfance, et de les diffuser. le pôle d’information, d’orientation et de diffusion des savoirs sur la petite enfance, et par analogie devenir un lieu de rencontre des professionnels où l’échange des expériences et la confrontation des connaissances seront le maître mot.

Ce projet IMPE s’organise autour de 3 axes complémentaires :

  1. La pouponnière de référence de l’AAEFAB « Djenène El-Kheir » de Hadjout (w.Tipasa),
  2. L’école de formation de « Berceuses » implantée au centre « Amel – Témi TIDAFI » Palm Beach Satouéli (w.d’Alger).
  3. Un centre ressources documentaires, siège de l’IMPE destiné aux professionnels de la petite enfance, les étudiants et les chercheurs du domaine.

Aujourd’hui, faute de financement, les activités du centre sont à l’arrêt. L’enjeu est ré-impulser la dynamique afin de faire de l’Institut un lieu privilégié où les étudiants, chercheurs, professionnels et associations concernés par la petite enfance, pourraient y trouver non seulement les outils bibliographiques et documentaires, des bases de données, des synergies associatives et des personnes ressources.

Les activités du centre concerneront tous les domaines qui ont trait à la petite enfance, en l’occurrence la puériculture, la pédiatrie, la psychologie, les sciences sociales, enfants en collectivité, protection de l’enfance etc., il sera à même d’offrir divers services dont la consultation sur place et la reproduction sur divers supports d’information :

– Livret du parent kafil,

– Manuel pédagogique, « Capitalisation de l’expérience AAEFAB »

– Édition du livre « Le maternage insolite », version arabe

Afin de financer une partie de ce projet l’AAEFAB a choisi de réaliser un ouvrage d’art faisant la promotion de jeunes talents et rendant hommage aux talents reconnus.

Descriptif de l’ouvrage « L’enfance au cœur »

Dans toute l’histoire de l’art et de la littérature, des auteurs, poètes, plasticiens et illustrateurs ont conjugué leurs talents pour créer ensemble des livres d’artistes, où textes et images se renforcent ; ces “objets d’art allient la force ou l’humour des mots, la sensualité du papier et la beauté d’une composition plastique”

« L’Enfance au cœur » a fait l’objet d’une première édition en 1987, puis une réédition en 2003. Avec comme auteurs prestigieux la liste ci-dessous.

Echéance du projet

1- Rassembler 40 œuvres artistiques autour du thème de l’enfance : Peinture, photo, sculpture, texte et poésie…

2- Organiser une exposition vente avec présentation du livre et conférence de presse.

3- Lieu de l’exposition des œuvres, option pour « Dar Abdellatif »

4- Partenaires (option pour) : AARC, Agence Algérienne pour le rayonnement culturel, les Éditions du Tell…et entreprises mécènes (en cours de prospection)

5- Date prévue de l’exposition : 20 novembre 2015, date anniversaire de la proclamation des droits de l’enfant et date anniversaire du décès du fondateur de l’AAEFAB. « Feu Temi Tidafi ».

6- Distribution et diffusion du livre courant mois de décembre qui célèbrera le 28eme anniversaire de la création de l’AAEFAB.

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Publié dans AAEFAB, Non classé

Inauguration du centre thérapeutique “Le jardin de la paix”

Le Cedem membre de la FICEMEA a inauguré le 15 juin 2013 le premier centre thérapeutique de l’Ile Maurice à destination des enfants abusés physiquement et sexuellement « le jardin de la Paix ».

Des activités thérapeutiques utilisant des supports innovants sont proposées par le CEDEM dans le cadre de son programme de réhabilitation. La parole a une place centrale dans le processus thérapeutique afin que les enfants puissent extérioriser et panser leurs blessures, et se reconstruire.

La singing bowl therapy, le guided imagery meditation, le théâtre, le massage, les conseils, le chant et la musique, la danse et l’expression corporelle et les contes sont aussi utilisés comme support thérapeutiques.. Par exemple l’histoire contée devient un outil pédagogique par excellence pour aider l’enfant à se dévoiler et à se réhabiliter. Ces activités permettent l’expression des émotions et des peurs profondément enfouies

La directrice du centre Rita Venkatasawmy affirme que chacune de ses activités a une fonction spécifique dans le processus de réhabilitation de l’enfant ou de la personne victime d’abus.
L’objectif est de les aider à surmonter leurs traumatismes et de s’exprimer de manière sereine, d’encourager la relation entre l’enfant et sa famille, de les éduquer et les sensibiliser sur la question d’abus.

Ce projet réalisé pourra accueillir entre 20 et 25 enfants par mois et pour résultat, en un an, ils devront être 250-300 qui en bénéficieront.

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Publié dans CEDEM, Maurice, Océan indien

L’expérience de mobilités professionnelles françaises au Portugal

Cet article a pour but de présenter l’association le CLUBE et un des projets menés en partenariat avec les CEMEA : la formation à travers la participation à des mobilités apprenantes de personnes qui travaillent dans le domaine éducatif et social.
On peut dire qu’une Mobilité « est apprenante » dans le sens où elle implique comme d’autres processus sociaux (handicap, genre, interculturel, écologie, etc.) des situations d’acculturation, d’enculturation, de déculturation (spontanées, planifiées, contraintes)2.

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Publié dans Clube Intercultural Europeu, Les membres, Portugal

Fraternité Matin : article “Kandia Camara défend l’école obligatoire devant les députés”

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Publié dans Côte d'Ivoire, Marchandisation de l'éducation, Revue de presse

La Ficeméa dans Fraternité Matin

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Publié dans Côte d'Ivoire, Revue de presse

Activités réalisées par la CAEB durant les présentes vacances

Ce mois d’Août 2015 a été celle de la clôture des activités de vacances, le Holiday English Class, du laboratoire de langues du CAEB.

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En effet, depuis le 1er Juin 2015, le laboratoire de langues a organisé, avec le soutien de l’ambassade des USA et du Centre Culturel Américain et de MTN Bénin, le Holiday English Class (HEC). Cette activité a connu la participation de 200 apprenants qui ont été répartis en plusieurs classes pour un meilleur suivi. Les modules développés au cours de ces 3 mois de cours ont concerné :
Les cours assistés par ordinateur
Ces cours ont été suivis par tous les apprenants (sénior et Junior) du laboratoire. Pour les Juniors, les supports utilisés sont des vidéos pour enfants, des jeux PC (TRACE). Les séniors quand à eux ont utilisé les logiciels de formation interactifs disponibles (Talk To Me, Tell Me More, English no problem, English for Conversation).
Les cours de groupe
Après les cours assistés par ordinateur chaque classe d’apprenants a eu droit au cours de groupe. Ce sont des cours qui ont permis de mettre les enfants en situation réelle de conversation dans un contexte purement béninois. Lors de ces cours, les plus petits ont appris les noms des animaux, les nourritures, le pluriel des noms, les pronoms, la date, l’heure, la famille etc… Quand aux plus adultes, ceux des classes de cinquième en Terminale, ils ont été soumis à des conversations longues sur des thèmes comme, la scolarisation des filles, les maladies sexuellement transmissibles, la dégradation de l’environnement, le mariage des fillesmineurs etc…
L’animation des sessions
Les sessions sont des activités qui réunissent tous les apprenants. Il s’agit de la session de song, de Drama, de News, de Spelling bee et de Quiz Contest. A ces sessions, des compétitions ont été organisées. Certaines de ces compétions sont blanches et d’autres éliminatoires.
Pour la clôture des activités du HEC, une cérémonie été organisée le Vendredi 28 Août 2015. A cette cérémonie qui a connu la participation des autorités de la ville de Porto-Novo, des représentants de l’Ambassade des Etats Unis et du Centre Culturel Américain, de MTN Bénin, des parents des apprenants et d’un parterre d’invités, les apprenants ont montré leurs acquis à travers diverses prestations dont le Drama (Junior et Sénior), le news, le Song etc..
Il est à noter que tous les finalistes ont reçu de prix constitués de dictionnaires et de Kits MTN. Les premiers des différents concours ont reçu en plus de leurs prix (Dictionnaires + Kits MTN), des trophées. Aussi, est-il important de noter que 3 prix spéciaux ont été donnés.
Il s’agit des prix HEC 2015 pour 3 des apprenants les plus studieux et les plus anciens du laboratoire de langues du CAEB.

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Publié dans Bénin, Non classé

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Il était une fois…

Non…ce n’est pas vrai…on ne peut commencer notre conte ainsi…car c’est une histoire réelle qui se passe dans un temps réel et qui n’est pas révolu…

En 1965…en 2015…j’étais une fois…tu étais une fois…il était une fois…elle était une fois…nous étions une fois…vous étiez une fois…et nous resterons…et l’association restera tant qu’il y aura des enfants qui rêvent…des adolescents qui parlent en silence…des adultes qui construisent des projets…

Nous resterons tant que la fermeté clémente de Thérèse Abou khaled aura un sens… tant que la folie créative d’Irène restera une source d’inspiration…tant que la sérénité constructive de Moussa restera une ligne de conduite…tant que le regard visionnaire de Georges restera un projet à construire…tant que l’ambition dynamique de la Rayssé restera un tourbillon constructeur…tant que Yasmine aura besoin de rêver…tant que Farah aura besoin de s’amuser…tant que Anthony aura besoin d’être encadré…tant que Nour aura des idées à diffuser…tant que Tania aimera Hasroun…

Nous resterons…un sourire attaché sur les lèvres d’un enfant en été…et un même sourire dessiné sur les lèvres du même enfant sous un préau solitaire en hiver…un sourire qui prépare un été…

Nous resterons…une main qui soutient une autre…celle d’un adolescent révolté qui se croit oublié…jugé…critiqué…une main qui le tient sans le retenir qui le pousse sans le bousculer

Nous resterons…un regard qui soulève un jeune pour le rendre adulte…un regard qui donne un élan pour atteindre un horizon pour éloigner tout horizon…

Nous resterons…tant que des collaborateurs auront confiance en nous…des collaborateurs à chaque instant…sous chaque soleil…quelques-uns disparaissent quand celui-ci se couche et d’autres aident ce même soleil à se lever plus fort le lendemain…la solidarité laïque France…l’office du développement social…le ministère des affaires sociales (que je cite juste par politesse)…Caritas…l’Université Saint Joseph de Beyrouth et particulièrement l’institut libanais d’éducateurs qui a réinstauré le stage Cemeal comme un cours optionnel dans son cursus…talithakoum…ashghalouna…le service de l’enfant au foyer…les sœurs de la charité…et beaucoup de particuliers qui répondent à notre appel…dignement…sans casquette à leur effigie…sans bouquets offerts sans des lancers de riz…car nous on plante des fleurs on ne les coupe pas…nous on mange le riz on ne le lance pas…

Nous resterons tant que nous aurons une reconnaissance internationale…tant que notre fédération regroupera plus de 30 pays qui véhiculent les mêmes valeurs…

Nous resterons tant qu’il y aura des parents qui ont confiance en nous…quand durant la guerre ils acceptent d’accompagner leurs enfant à un barrage pour qu’ils le dépassent avec nous pour rejoindre une autre région ou un stage de moniteur se prépare…quand en 2006 le lendemain d’un cessez le feu ils acceptent d’envoyer leurs enfants à une colo qui se veut une lueur d’espoir… nous resterons tant qu’il y aura des parents-parents…

Nous resterons tant qu’il y aura des enfants qui viennent parfois en tenant la main de leurs parents…parfois en tenant la main d’un parent…parfois en tenant leurs parents par le regard, en dirigeant leurs yeux vers le ciel…

Nous resterons tant qu’il y aura des adolescents qui accepteront de se redécouvrir…qui accepteront de s’accepter…de s’apprivoiser pour enfin s’aimer…des ados qui créent des villages…qui dépassent des missions…qui font des émissions…

Nous resterons tant qu’il y aura des jeunes qui acceptent de quitter leur confort superficiel pour un confort réconfort…dans un stage qui leur montre l’importance du partage qui multiplie…l’importance du temps…l’importance de l’instant…

Nous resterons tant qu’il y aura des adultes qui osent donner de leurs temps…qui assument leurs engagements quitte à perdre leur vie un jour en rentrant d’une réunion à Badaro pendant la guerre…qui osent être et non paraitre…qui osent construire des cerfs-volants…qui osent devenir le vent…

Nous resterons…tant que dans ce pays coloré …nous pouvons rassembler ses couleurs sur une palette pour faire un dessin…tant que dans ce pays religieux nous savons prier le vendredi et si nous oublions de le faire nous nous rattrapons dimanche…

Nous resterons tant qu’il y aura la guerre pour qu’on puisse promettre la paix…nous resterons tant qu’il y aura l’inégalité pour qu’on puisse construire l’équité…nous resterons tant qu’il y aura de petits esprits pour qu’on puisse les émanciper…

Croyez en nous…vous avez intérêt…car nous resterons…

Nous resterons par nos principes…par nos valeurs…par notre pratique…

 

Il était une fois…restera un conte solitaire

Nous serons toutefois…restera une réalité à construire…un conte de fée un conte de faits réels…un conte ou les héros n’ont pas de baguettes magiques qui pourraient se perdre mais qui ont une volonté magique, intrinsèque que rien n’ébranle…

 

A vos rêves, prêts, partez…

Partez pour revenir entier…partons pour construire un monde meilleur

 

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Publié dans Liban

Rencontre de la commission régionale Afrique du 25 au 30 aout en Cote d’Ivoire

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La Fédération Internationale des Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active, FICEMEA, a organisé, du 01 au 07 novembre 2014 à Namur en Belgique, un Séminaire international sur les Mécanismes et conséquences de la marchandisation de l’éducation. Rôles et responsabilités respectifs des Etats et des sociétés civiles. Treize (13) pays de la Zone Afrique membres de la FICEMEA ont activement pris part à cette importante rencontre de réflexion. Pour préparer ces assises de Namur, les pays de la Zone Afrique se sont retrouvés à Porto Novo au Bénin en mars 2014 et ont dégagé les convergences de leurs contextes, les alternatives et les suggestions communes.

Des stratégies ont été élaborées à Namur visant à interpeler les Etats _DSC0506pour qu’ils assument leur rôle de régulateur, de contrôle et de suivi et leurs obligations constitutionnelles notamment par l’élaboration des plaidoyers, des actions de formation, de sensibilisation, d’échanges, l’élaboration des états de lieux, etc.. Pour s’approprier cette démarche, huit (08) pays de la Zone Afrique de la FICEMEA dont l’Algérie, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Niger, le Sénégal et le Togo se sont retrouvés à Abidjan et à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire du 25 au 30 août 2015 pour débattre du thème La problématique de la gratuité de l’école en Afrique. L’idéal de gratuité de l’école que clament tous les Etats aujourd’hui, est mis à l’épreuve et même fauché par la virulence et la subtilité des pratiques de marchandisation de l’éducation que laissent pourtant prospérer ces mêmes Etats par leur inaction, leur incapacité, leur immobilisme, leur indifférence et leur défaillance.

La Rencontre de la Zone Afrique, accordée par le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et honorée par la présence de Yvette Lecomte et Sonia Chebbi, respectivement Présidente et Déléguée Permanente de la FICEMEA, Isabelle Palanchon, Coordonnatrice Zone Europe et Responsable de l’International des CEMEA France, a permis aux participants, après l’analyse des contextes, de définir des pistes communes d’action pour permettre à notre mouvement de jouer son rôle d’une société civile responsable et citoyenne dans nos différents Etats.

Le Professeur Fadiga Kanvaly, Membre de l’Académie des Sciences, des Arts et des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines, Consultant en éducation, énonce dans sa conférence inaugurale de la Rencontre que le principe de gratuité de l’école est à la fois partagé entre le réalisme de l’angle d’analyse économiste qui estime que l’école n’est jamais gratuite, qu’elle a toujours un coût et la vision politique qui l’utilise pour mobiliser la société. Quelque soit l’angle d’approche, les Associations CEMEA de la Zone Afrique dénoncent les abus et les dérives que connait la mise en application de ce principe et demandent aux Etats d’assurer leur rôle de régulateur, de contrôle et de suivi.

Ce qui s’est dégagé de nos assises, c’est que malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics, l’école, comme moyen formel d’éducation, reste embrigadée entre les mains des acteurs marchands qui usent d’astuces et profitent quelquefois de la somnolence des Etats. Les participants à la Rencontre de Côte d’Ivoire ont pris la résolution de mener des actions de plaidoyer, de sensibilisation, d’éducation, de formation et d’information auprès de tous les acteurs de la communauté éducative afin d’amener chacun à jouer son rôle pour permettre à tous de bénéficier du droit fondamental à l’éducation reconnu à tout être humain. Mais, cet idéal est-il réalisable ? Autrement dit, tel que s’interroge le Professeur Fadiga, [En Afrique], la politique de gratuité de l’école peut-elle prospérer dans un contexte de libéralisme économique triomphant et de poussée démographique préoccupante qui accroît régulièrement les demandes sociales dans le domaine […] de l’éducation ?

Alexandre Ateba

Coordonnateur Zone Afrique

Consultez les Actes Afrique

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Publié dans Côte d'Ivoire, Marchandisation de l'éducation, Séminaires régionaux Tagués avec :

Troisième conférence internationale sur le financement du développement

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ADDIS ABEBA, 13-16 JUILLET 2015

Le Réseau Africain de Campagne pour l’Education Pour Tous (ANCEFA) coordonne le travail des Coalitions Nationales d’Education (CNE) de 35 pays en Afrique dans la promotion du droit à une éducation inclusive de qualité pour tous. En tant que partie prenante à la troisième Conférence Internationale sur le Financement du Développement, ANCEFA lance un appel aux gouvernements et aux partenaires d’adopter une approche de financement du développement basée sur les droits et de mettre le droit à l’éducation au centre des Objectifs de Développement Durable proposés. ANCEFA exhorte les délégués de la Conférence Internationale sur le Financement du Développement à prendre en compte les points suivants :

1) Les Gouvernements portent la responsabilité principale de fournir une éducation de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie à tous. Le secteur de l’éducation doit être envisagé de façon holistique du préscolaire à l’enseignement supérieur comme indiqué dans l’ODD4. L’éducation primaire et secondaire publique et gratuite est au centre des ODDs.

2) Le financement de l’éducation doit être augmenté. Au moins 6% du PIB ou 20% des dépenses publiques doivent être consacrées à l’éducation au niveau national. L’aide publique au développement (APD) doit atteindre au moins 0,7% en vue de réaliser les objectifs de l’éducation et les autres besoins de financement international. Nous soutenons la poursuite du Partenariat Mondial pour l’Education. Le financement privé ne peut en aucun cas remplacer le rôle fondamental des finances publiques. Nous disons «NON» à la privatisation accrue de l’éducation et des services sociaux essentiels.

3) Des stratégies novatrices de financement national devraient être explorées y compris par la fiscalité. La création d’un organe intergouvernemental des Nations Unies sur la fiscalité avec une représentation africaine significative contribuera à renforcer les capacités des pays en développement de générer un financement intérieur important pour le développement.

4) Une révolution des données est nécessaire pour cibler l’éducation et d’autres ressources plus efficacement, et d’atteindre les plus marginalisés en accordant les priorités du financement aux pays en développement et à l’Afrique.

5) La société civile doit être reconnue dans son rôle intégral de plaidoyer, de financement et de suivi du budget, de renforcement de la responsabilité et de promotion de la participation communautaire ainsi que de soutien à la révolution de données.

Pour plus d’information, contacter Mr. Limbani Eliya Nsapato, Coordinateur Régional de ANCEFA, Email: lnsapato@ancefa.org; Téléphone à Addis (du 13 au 16 Juillet 2015): +251 96860 8232.

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